Sandy

Sandy

Sandy

Date de publication du témoignage :

RDV avec Sandy (Ile de France). Récemment diagnostiquée d’un cancer du côlon, elle a un projet en cours pour aider les gens dont la vie est soudainement bouleversée.

Je suis mariée et maman d’un petit garçon de 3 ans.
En juin dernier, un gonflement soudain au niveau de l’abdomen et du cou m’a alertée. Le diagnostic a tardé à se faire, car on a d’abord cru à une réaction allergique puis une infection.
Sauf que ce gonflement ne dégonflait pas… Juste avant la rentrée scolaire, j’ai passé un scanner qui a tout révélé : j’étais atteinte d’un cancer du côlon de stade IV avec métastases ganglionnaires. Je suis tombée des nues.
Passé le choc, j’ai essayé de retrouver mon équilibre. J’ai continué à vivre ma vie en pleine conscience, profitant de pouvoir emmener mon fils à l’école (ce que je n’aurais jamais pu faire, étant moi-même Professeur des écoles), continuant à faire du sport, appréciant chaque petit moment de bonheur. Tout cela en m’adaptant à mon protocole de chimiothérapie, qui me cloue au lit une semaine sur deux !
Même s’il est très difficile à endurer, j’essaye de toujours me répéter que cela va passer et que je suis en train de guérir. Et ma première évaluation a révélé que la tumeurs et les métastases avaient déjà régressé de 50% ! Je vais donc continuer mon chemin dans cet état d’esprit…
Cette expérience m’a ouvert les yeux sur ce que pouvaient traverser les gens dont l’équilibre se voit bouleversé et je réfléchis à un projet destiné à les aider, quelle que soit leur situation. C’est un projet qui me porte et que j’espère pouvoir mener à son terme…
https://www.instagram.com/petite_maman_pirate/

Eléonore

Eléonore

Eléonore

Date de publication du témoignage :

RDV avec Eléonore (Fontainebleau). Après deux cancers, elle s’est reconvertie dans le domaine de l’éducation thérapeutique et a créé Lymphosport.

J’ai eu un premier cancer gynécologique à 34 ans qui a bouleversé ma vie avec des surprises inattendues !
Une reconversion dans le domaine du sport thérapeutique en cancérologie.
Puis ensuite un deuxième cancer, un mélanome de la peau, qui m’a fait me repositionner en tant que Patiente Experte, m’emmenant jusqu’au Master 2 en éducation thérapeutique et un projet de doctorat.
J’interviens maintenant auprès de professionnels de santé, comme consultante sur des projets en éducation du patient.
Je suis créatrice est présidente de la structure Lymphosport et je suis aussi très engagée dans l’association Imagyn
Alors,
oui j’ai été très impactée par le cancer et ma famille aussi,
oui j’ai des séquelles de lymphoedeme
oui je suis plus fatiguée qu’avant
oui j’ai des douleurs
Mais qu’est-ce que je m’éclate dans ce que je fais maintenant à travers LYMPHOSPORT et IMAGYN !
https://www.instagram.com/lymphosport/
https://www.instagram.com/imagynasso/
www.imagyn.org
https://www.facebook.com/LymphoSport
https://www.facebook.com/association.imagyn

Sophie

Sophie

Sophie

Date de publication du témoignage :

RDV avec Sophie (Saint-Ouen-l’Aumône). Après son cancer du sein, elle ne pense pas avoir trop changé, mais plutôt, être devenue plus elle-même.

On m’a diagnostiqué un cancer du sein à 34 ans. Porteuse de la mutation génétique BRCA1, j’étais suivie de près… et heureusement !
Les traitements ont duré neuf mois et ma reconstruction n’est pas terminée.
Durant mon traitement, on m’a dit que je « changerais ». Sauf que c’est la dernière chose que je souhaitais, changer ! Être vue différemment… merci, mais non merci !
J’ai compris cependant que oui, après une telle épreuve, on change. Mais pour le mieux je pense. En étant plus « soi-même ». Désencombrée de certaines choses.
Aujourd’hui, j’ai l’impression de moins « m’excuser ». D’être plus sûre de moi dans certaines situations. Je ne dirai pas que je n’ai peur de rien (loin de là… !) mais parfois je me dis « Heuuuu attends, t’as fait 16 CHIMIOS ! Subis 2 opérations ! Encaissé 25 séances de radiothérapie ! » et je compare le stress ressenti à la situation que j’appréhende. Et peut-être que j’ose plus. Que j’assume plus ce que je veux. Et ce que je ne veux pas aussi.
Côté obstacles rencontrés, je trouve que beaucoup ne savent pas comment réagir face à une personne qui soigne un cancer. L’écho à ses propres angoisses très certainement.
Je pense que l’on devrait plus dire que le cancer est, on est d’accord, bien bien relou mais malgré tout, quelque chose qui fait partie de la VIE. Il faut informer, parler, transmettre, expliquer, montrer, pour lever les tabous autour du cancer et des personnes qui le vivent.
C’est en tout cas ma conviction et j’espère, avec mon podcast « My Boob story- journal optimiste de mon cancer du sein », apporter ma petite pierre à l’édifice !
https://www.instagram.com/myboobstory.podcast/
https://linktr.ee/Myboobstory.podcast
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Nataelle

Nataelle

Nataelle

Date de publication du témoignage :

RDV avec Nataelle (Yens, Suisse). Après un cancer du sein, elle a décidé de partager son expérience via un blog et un livre qui sortira début 2022.

J’ai été diagnostiquée d’un cancer du sein en juin 2018, à tout juste 40 ans. 40 ans pour moi, cela représentait un cap très difficile à franchir : je basculais dans l’extrême vieillesse. D’un côté, je voulais célébrer cette nouvelle dizaine, mais d’un autre coté elle me faisait très peur. Le cancer est arrivé comme pour me prouver que j’avais raison : 40 ans, ça allait être bien pourri !

En fait, j’avais senti une boule dans mon sein droit. C’était un cancer du sein de grade 3, donc virulent, mais stade 1, localisé. Ouf, au moins il était pris tôt !

Lorsque le diagnostic est tombé, il y a eu quelques jours d’intense brouillard, notamment pendant l’attente des résultats du TEP Scan. Puis voyant le protocole se préciser, mon mari est moi sommes partis en « mode projet » : logistique, enfants, parents, boulot… On a tout organisé pour que les traitements se passent dans les meilleures conditions. J’ai eu droit à la totale : tumorectomie, 4 chimios (Taxotère et Endoxan), 25 séances de radiothérapie, et hormonothérapie pour 5 à 10 ans.

Je n’ai jamais été à l’aise avec le vocabulaire et l’environnement médical, alors j’ai décidé que les médecins se chargeraient de mon corps (je leur ai fait entièrement confiance), et que moi, je m’occuperais de mon esprit. J’ai essayé de très nombreuses méthodes, et ai réussi à trouver un ensemble de pratiques qui ont beaucoup allégé mon quotidien : jus vert, acupuncture, massages, visualisation, psy, homéopathie, coupeur de feu… J’ai également acheté de grands cahiers que je noircissais, jour après jour, avec mes peurs, mes doutes, mes rêves, mes angoisses…

Sentant que j’étais actrice de ma guérison, je me suis lancée dans le combat avec énergie et optimisme. Après coup, et quand je lis d’autres témoignages, je m’aperçois que j’ai eu peu d’effets secondaire et je suis pleine de gratitude pour cela !

Je suis en rémission depuis janvier 2019. Pour moi, il était évident que je devais changer des choses pour l’après-cancer, mais je ne savais pas vraiment quoi… Je cherche depuis trois ans. L’après-cancer est synonyme de Grande Réflexion, et parfois je me dis que cela ne finira jamais. Quelle vie ? Quel emploi ? Quelle charge de travail ? Quels projets personnels pour veiller à un équilibre de vie ? Tant de questions avec des pistes mais sans réponse claire…

Il y a néanmoins deux belles choses qui sont sorties de ce cancer : @Le_Dragibus_Rose sur les réseaux sociaux (Instagram et Facebook), et un roman. La tempête passée, j’ai eu envie, de partager mon expérience et de donner de l’espoir. Ces pages se veulent résolument positives.

Puis j’ai eu envie d’écrire, toujours dans l’idée de partager mon expérience, tout en partageant optimisme et bonne humeur. J’ai écrit une autobiographie romancée de mon histoire, qui sortira aux Éditions Complicités début 2022 (infos sur le réseaux sociaux ϑ ). J’ai voulu une histoire à la 3ème personne, pour me détacher du personnage, et un récit qui puisse toucher autant les personnes atteintes du cancer, que les accompagnants, voire tout lecteur !

J’ai reçu de bons commentaires de la part de mes premiers lecteurs, et certains disent même que j’ai eu l’audace d’écrire un feel-good sur le cancer. Cela m’a fait très plaisir. Car je trouve important de garder en tête que le cancer est grave, oui, mais aussi qu’il peut bien se soigner, selon les cas. Alors gardons espoir !

Crédit photo Sébastien Champaux

https://www.linkedin.com/…/s%C3%A9bastien-champeaux…/

https://www.facebook.com/ledragibusrose

https://www.instagram.com/le_dragibus_rose

http://www.nataelledelacroix.com

Mélissa

Mélissa

Mélissa

Date de publication du témoignage :

RDV avec Mélissa (Seine et Marne). Atteinte d’un lymphome de Hodgkin à 30 ans, elle a écrit un livre pour partager son histoire et raconter le rôle si important des aidants.

Que peut-il arriver à 30 ans ? Un mariage, faire la fête, donner naissance, rencontrer l’amour de sa vie, terminer ses études, voyager…. Dans une liste qui est tout autant différente pour chacun d’entre nous, à 30 ans le cadeau que la vie à voulu me donner, c’est un cancer.
Soyons précis, elle m’a offerte le lymphome de Hodgkin, qui est un cancer qui touche le système immunitaire. On me dira souvent au cours de mon parcours que j’ai de la chance car ce cancer, bien qu’il soit rare, se soigne très bien. C’est ainsi que mon verre, que j’imaginais à moitié vide, était aussi à moitié plein. Du moins au début, car il faut le reconnaitre, il est difficile de se raccrocher à un semblant de positivité quand tout votre monde s’écroule et que vous n’êtes finalement plus que votre ombre.
Six mois à être présente physiquement mais absente du monde qui m’entourait. J’ai souffert, terriblement comme jamais je n’aurais pensé. La colère, la tristesse, l’abattement sont des sentiments normaux et pourtant je trouve qu’ils ne sont pas assez véhiculés. Le cancer est une petite mort et en ce sens tout un processus de deuil se met en place.
C’est au travers d’un livre que j’ai voulu poser mes maux mais pas que. J’ai voulu aussi parler d’eux : nos amis, nos connaissances, nos familles, nos conjoints… Ces Autres qui nous aident et qui subissent aussi cette tempête, ils sont présents dans l’ombre et pourtant ils occupent une place tellement importante, presque vitale.
Aujourd’hui en rémission, on a tendance à croire que c’est terminé, qu’une page s’est tournée. Erreur : l’épée qui s’est abattue disparait petit à petit. Cinq ans à vivre avec cette idée que tout peut revenir. Le corps guérit, il faut désormais soigner l’esprit. Chacun sa technique, chacun sa méthode, l’essentiel est de se retrouver ou de se réinventer. Alors oui, l’après n’est pas facile, il est à construire au fur et à mesure du temps mais heureusement, ce cancer qui n’a pas seulement touché mon corps et mon esprit, devient un souvenir atténué par la douceur et l’amour que ces Autres m’ont apporté. Comme disais quelqu’un de connu : aimez-vous les uns les autres et surtout profitez de la vie.
Finalement les médecins avaient raison, je suis chanceuse oui, car tout mon petit monde m’a aidée à son niveau. Chanceuse oui, car j’en suis sortie en vie. Chanceuse oui, car je peux en témoigner. Chanceuse oui, car j’en suis transformée.

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