Aurélie

Aurélie

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Aurélie

Date de publication du témoignage :

RDV avec Aurélie (Amiens). Entourée de sa famille et de ses amis, elle pense au futur et à toutes les nouvelles aventures à venir !

J’ai 32 ans.
Ma vie a été percutée par le cancer en septembre 2019. A l’époque j’allais commencer un nouvel emploi dans une crèche, étant éducatrice de jeunes enfants. Je reviens de vacances, je profite de la vie, de ma famille et de mes amis. Complètement insouciante et à mille lieux d’imaginer la suite.

Après une auto-palpation sous la douche, la découverte d’une minuscule boule et les examens de contrôle, le verdict tombe : cancer du sein HER2. Le programme : opération, préservation des ovocytes, chimio, radiothérapie et injection d’Herceptin. Tout cela sur un an et demi. Il faut aller vite.

Toutes les étapes de ce combat sont des obstacles. Elles bouleversent et bousculent. Je pense que la perte de mes cheveux, et donc l’envol d’une partie de ma féminité, a été le plus douloureux moralement. Ensuite, il a fallu accepter que la maternité ne sera sûrement jamais naturelle et simple si je veux devenir mère.

Mais je me suis rendue compte que ma force était dans mon entourage et mon envie de vivre. La douleur et les effets indésirables ne sont supportables qu’avec des objectifs et un travail sur soi. Le sport a été un bel espace de décompression et de maitrise de mon corps. Encore aujourd’hui, il me permet de garder un équilibre moral et un corps que j’apprends à aimer.
Je n’aurai jamais penser pouvoir supporter les traitements. J’ai découvert que j’étais forte, déterminée et courageuse. Avec une rage de vivre que je ne me soupçonnais pas !
J’aimais la vie avant ce parcours mais je ne vivais pas comme si je vivais ma dernière journée. Aujourd’hui, c’est mon état d’esprit.

En mars, j’entamerai officiellement ma rémission. Et je refuse de vivre rythmée par mes contrôles malgré le poids de ces derniers. Qu’importent le parcours et le futur, c’est l’instant présent qui a toute son importance.
Entourée de mes amis et de ma famille, je compte bien continuer mon métier passionnant, les voyages, les apéros, le sport tout en souriant et en vivant des aventures que je n’aurai jamais vécues si le cancer ne m’avait pas bousculée !

Catherine

Catherine

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Catherine

Date de publication du témoignage :

RDV avec Catherine (Charente Maritime). Amputée des 2 jambes et touchée par un cancer du sein, elle s’est lancée le défi fou de rallier La Rochelle à Royan avec son fauteuil roulant attachée à une trotinette.

Je suis une heureuse maman de deux grands enfants : Roxane qui a 32 ans, et Steven qui en a 27. Je suis mariée avec Pascal depuis 30 ans et nous avons reformulé nos vœux, en repassant devant le maire, en août dernier.  Mais mon histoire n’est pas que celle-ci. Je suis diabétique de naissance. J’ai eu ma première piqûre à l’âge de 3 ans.

À cause d’un diabète très mal équilibré, j’ai été amputée du gros orteil gauche en  septembre  2003. Puis en juin 2004, on a dû m amputer du tibia gauche. Mais pour moi, la vie ne s’arrêtait pas. Mais les soucis de santé non plus, car en septembre 2004, amputation du gros orteil droit, puis le tibia en mars 2005. J’ai trouvé la force de me relever grâce à mes enfants, mon mari, mon entourage.

J’ai repris le chemin de la natation en 2009 et mon mari est toujours resté à mes côtés. Il n’a jamais rien lâché, je lui en serais toujours reconnaissante. La vie a suivi son cours, puis en juillet dernier je passe une mammographie et une échographie du sein gauche. On découvre une petite tâche, donc biopsie le mardi. On se remarie le samedi avec l’attente du résultat, résultat qui tombe le mardi d’après : tumeur au sein gauche. Pour moi, le monde s’écroule.

Opération du sein gauche puis séances de rayons pendant six semaines. Après la découverte de ma tumeur, l’association ISCM (Institut du Sein de la Charente Maritime) me prend en charge, seulement 3 jours après le résultat. Les nuits sont courtes pendant la période des séances de rayons. Et puis j’ai une idée folle, encore une fois : parcourir la Charente Maritime (piste cyclable bien sûr) en trottinette et mon fauteuil roulant.

Un système d’attache existe. C’est la société Omni Community qui a fabriqué celui que j’ai utilisé, qui s’appelle le globe-trotteur.

Tous les fonds récoltés avant, pendant et après mon défi seront reversés à l’association Partage ta différence, qui me soutient à 100% et réalise des choses extraordinaires pour mon défi, à l’association ISCM et à la Ligue contre le cancer. 
Même avec un handicap, tout est possible !

https://www.facebook.com/partagetadifference/
https://www.facebook.com/watch/?v=1916008605203627
https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/charente-maritime/catherine-lafitte-veut-traverser-charente-maritime-globe-trotteur-lutter-contre-cancer-du-sein-1908490.html

Nathalie

Nathalie

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Nathalie

Date de publication du témoignage :

RDV avec Nathalie (Seine Maritime). Actuellement sous hormonothérapie, elle tente l’écriture de son parcours.

J’ai bientôt 53 ans. C’est en Avril 2019 que l’on m’a diagnostiqué un cancer du sein infiltrant. En octobre 2018, alors que je disais à ma gynécologue que je sentais une boule au-dessus de mon sein droit, elle me disait que ce devait être une mastite mais rien de bien important. J’ai donc fait ma mammographie quelques mois après, ne m’inquiétant pas … En avril 2019, le couperet est tombé.

Après avoir été assommée par cette annonce d’une violence extrême, j’ai enchaîné cinq séances de chimiothérapie avec tumorectomie, retrait des ganglions axillaires et vingt-cinq séances de radiothérapie. Aujourd’hui sous hormonothérapie, je peux dire que tout passe finalement dans la vie. J’avais choisi de me mettre en mode positive, bien que j’avançais la peur au ventre. Mon mari et mes enfants ont été mon moteur et comme j’aime la vie, je la prends à bras ouverts et me concentre sur moi, chose que je ne faisais pas avant, car j’aime aider les autres.

Mon travail avait une part très importante dans ma vie, mais aujourd’hui en télétravail, je gère mes établissements à mon rythme et j’ai pu m’entourer de bons professionnels. Travaillant avec mon mari, celui-ci m’a facilité les choses et je lui en suis très reconnaissante. J’espère être totalement sortie d’affaires dans quelques temps. Je médite beaucoup depuis des années et je fais aussi des séances d’acupuncture qui sont salvatrices.
Je tente l’écriture de mon parcours, mais je prends mon temps, en me disant que toutefois, un jour, je pourrais peut-être publier.

https://www.instagram.com/nathalie_lebars/

Sandra

Sandra

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Sandra

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RDV avec Sandra (Bordeaux). A 24 ans, le cancer a été pour elle une véritable sonnette d’alarme. Elle a revu ses priorités et partage son expérience sur Instagram.

Tout a commencé un soir d’été, sous la douche, lorsque je sens une grosseur envahissant mon sein gauche, apparue littéralement du jour au lendemain. Alors fraîchement arrivée dans ma nouvelle ville, et très prise par mon activité professionnelle, je n’ai pas considéré cet appel de mon corps. Pour réaliser ce qu’il se passait, il a fallu que mon conjoint me pousse à consulter mon médecin traitant, et que la radiologue chez qui j’avais pris rendez-vous pour une échographie me prescrive des examens complémentaires.

C’est ainsi qu’une mammographie, une biopsie et une IRM plus tard, le diagnostic tombe : c’est un cancer du sein HER2 positif. On m’annonce mon protocole : cinq mois de chimiothérapie intensive, puis une chirurgie, et enfin de la radiothérapie et une thérapie ciblée.

À ce moment précis, à 24 ans, j’ai tout pris de plein fouet. La maladie nous oblige à prendre du recul et à faire le point.
Ayant vécu plusieurs expériences traumatisantes par le passé, qui ont bafoué ma confiance en moi, j’ai pris conscience des limites que je m’imposais, toute seule. J’ai aussi compris que je faisais passer les désirs et envies des autres avant les miens, que je ne m’écoutais plus, que je ne m’estimais pas. J’ai réalisé, finalement, que j’étais en souffrance. Je pense que ce cancer a été la sonnette d’alarme de mon corps et de mon for intérieur, me forçant à rectifier le tir.

C’est alors à nu, sans cheveux, sans poils, sans aucun artifice, que j’ai enfin appris à me connaître. A me regarder, à m’apprécier, à écouter mon corps. A me reconnecter aux choses simples de la vie, à mes proches et à mes passions : la musique et la lecture.
Mon parcours de soin n’est pas encore terminé, il me reste encore beaucoup à apprendre. Mais ma vision de moi-même et de l’avenir sont complètement bouleversés depuis l’annonce. J’aspire à avoir une relation plus douce avec moi-même, dans la bienveillance et le respect.

Au cours de ma deuxième séance de chimiothérapie, j’ai ressenti un fort besoin d’échanger avec d’autres frères et sœurs de combat et j’ai alors ouvert un compte Instagram. J’ai été absolument touchée par le lien invisible qui nous unit tous.tes, et par la bienveillance et le soutien que j’ai reçus. J’en fais désormais un moteur et j’aimerais, à mon tour, pouvoir apporter mon aide auprès de nouveaux.elles personnes diagnostiqué.e.s, quel que soit leur cancer et quel que soit leur âge. A travers mes posts et de futures vidéos, j’ai pour ambition de les soutenir, partager mon expérience ainsi que mes « trucs et astuces » contre les effets secondaires des traitements.

Enfin, j’aimerais utiliser ce compte comme outil de prévention et de sensibilisation et dès que j’aurai récupéré physiquement, adhérer à des associations de lutte contre le cancer afin d’inciter le plus grand nombre à se faire dépister et à écouter son corps, mais surtout, véhiculer un message rempli d’espoir. Vous n’êtes pas seule.s. Il n’y a aucune fatalité. On peut trouver de la lumière même dans les pires moments !

https://www.instagram.com/rose.resiliente/

Julien

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Julien

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RDV avec Julien (Montpellier). Atteint de cancers, et bipolaire, il ne baisse jamais les bras et a créé le hashtag #malgretoutjesouris.

J’ai 37 ans et je suis atteint d’un syndrome bipolaire, d’un cancer des poumons et d’un cancer lymphatique.

Je choisis de m’ouvrir à vous non pas pour vous exposer avec des termes alambiqués, incompréhensibles à moins d’avoir étudié la médecine avec option « latin renforcé », mais plus pour vous expliquer ma philosophie de vie et mon approche au quotidien des maladies.

Tout commence en milieu d’année 2017, lorsque j’ai été diagnostiqué bipolaire de type 2 à tendance hypomaniaque, ce qui se traduit pour vulgariser, par des crises où tout s’accélère, les idées, pensées, mouvements, parole, accompagnés d’insomnie. Ma plus grosse crise a duré sept jours sans dormir, et à nécessité une hospitalisation en milieu psychiatrique.

Fin 2019, vient s’ajouter à cela le diagnostic d’un cancer des poumons. Ironie du sort : pathologie totalement compatible avec la pandémie du Covid-19 qui fait son apparition dans le monde.

J’entre dès lors dans des protocoles mis en place, et ajustés de temps à autre, me permettant de connaître les effets associés à la chimiothérapie et radiothérapie : nausées, vomissements, douleurs articulaires et musculaires, fatigue, perte de poids, modification du goût et odorat, changement physique… et j’en passe.

L’expression « jamais deux sans trois » se confirme pour moi durant l’été 2020, lorsqu’il m’est diagnostiqué un cancer lymphatique, venant compléter mon CV médical.

Plus nous avançons dans les traitements, plus les interlocuteurs se multiplient pour tenter de limiter, et même de prévoir dans un futur plus ou moins proche, les réparations des dégâts causés par les solutions curatives.

A 37 ans, je pourrais m’accabler, pleurer, juger injuste la vie de me confronter à une estimation des médecins sur une durée de vie restante. Crier ma colère, m’isoler et perdre tout espoir de contrer les meilleurs pronostics concernant le fait de « tirer ma révérence » d’ici à la fin de l’année 2021.

Mais c’est mal me connaitre. Je ne laisserai pas, autant que possible, la maladie prendre le contrôle des émotions des personnes qui m’entourent depuis tout ce temps. J’ai donc choisi de le vivre en souriant et rire, continuer à faire ce que j’ai toujours aimé, amuser et faire rire ma famille, mes proches, mon entourage.

La dérision, l’humour, l’amusement que je m’efforce de mettre en œuvre apportent sourire et rire à mes accompagnants, me donnent force et courage pour continuer cette bataille.

C’est pour cela que j’ai créé depuis peu, ma page Instagram et l’utilisation d’un « # » résumant ma philosophie de vie au quotidien #malgretoutjesouris afin de montrer à tous ceux qui le souhaitent mon approche personnelle.

Partager par le biais de publications humoristiques pour désacraliser la maladie qu’est le cancer, et voir en retour les rires et sourires des personnes me permettent d’alimenter mes batteries pour faire face aux obstacles, effets indésirables et douleurs sans rien lâcher et éloigner le plus possible cette révérence à la vie que je ne veux en aucun cas faire.

Voici ma doctrine et mon choix de vivre pour faire face aux évènements néanmoins difficiles qu’apporte quotidiennement le cancer.

https://www.instagram.com/mescancers_mabipolarite_mavie/