Véronique

Véronique

Véronique

Date de publication du témoignage :

RDV avec Véronique (Marseille). Elle est en pleine création de vêtements adaptés aux personnes en traitement. Et cherche des co-créatrices !

Après mon cancer, j’ai modifié plein de choses : j’ai téléchargé une application d’analyse de cosmétiques, et j’ai jeté tout ce qui n’était pas vert.
Ensuite, côté alimentation, j’ai basculé dans les aliments à Index Glycémique bas (mon médecin m’ayant expliqué que le cancer se nourrit du sucre). Ciao le sucre !
Malgré ça, j’ai quand même pris 20kg en deux mois au début du tamoxifène. J’en ai perdu 12 depuis, mais quand même… Un sein en moins, 20kg en plus, la fatigue… Ça ne fait pas rêver..
Avec chaque nouvel effet secondaire, j’essaie de trouver une solution qui m’aide à passer le cap.
Un soir, après le travail, j’ai passé un tee-shirt ample pour être à l’aise (en retirant le soutien-gorge et la prothèse), … jusqu’au moment où je me suis penchée en avant. Mon fils était face à moi et il a vu sous le tee-shirt… Difficile moment qui m’a fait prendre conscience que j’avais envie d’être bien, et j’avais aussi besoin que la personne en face de moi soit bien aussi. C’est cela qui m’a donné l’idée de « bricoler » mes vêtements. C’est ce qui m’a amenée à créer « Les minettes en goguette », des vêtements adaptés aux effets secondaires, avec des matières douces pour la peau, les cicatrices et l’environnement.
Mon souhait, c’est de co-créer avec des femmes qui ont envie de partager leurs besoins et leurs envies pour qu’on développe les bons vêtements. Contactez- moi !

www.lesminettesengoguette.com
https://www.facebook.com/Lesminettesengoguette/
https://www.instagram.com/les_minettes_en_goguette/

Anne-Angélique

Anne-Angélique

Anne-Angélique

Date de publication du témoignage :

RDV avec Anne-Angélique (Lyon). Challengeuse et fonceuse, elle reprend doucement son activité professionnelle après un cancer du sein.​

Le fil rouge de mon parcours, c’est l’accompagnement des personnes, en individuel et en collectif. Mon parcours est fait d’envie d’apprendre, de choix, de rencontres, de recommencements, d’accidents de la vie, d’honnêteté avec moi-même et surtout d’une grande capacité d’adaptation.
Je suis reconnue pour mon sens de l’écoute et pour mes capacités d’analyse de situations complexes, mais aussi pour mon ouverture d’esprit. On dit de moi que je crée du lien et que je permets aux autres d’être pleinement eux-mêmes.
En quête de sens, j’ai démarré par des études en philosophie, puis j’ai enchainé par une spécialité en documentation. Mon premier CDI est un poste de documentaliste-formatrice dans un centre de recherche en éducation. Licenciée économique, je m’inscris en troisième cycle de Gestion des Ressources Humaines. J’adore reprendre des études après avoir travaillé, et je soutiens mon mémoire de DESS une semaine avant d’accoucher de mon deuxième enfant ! Je choisis de prendre un congé parental, mais comme je ne suis pas vraiment faite pour rester tout le temps à la maison, je m’investis pendant trois ans bénévolement dans une association de cadres en recherche d’emploi. Mon stage de DESS dans un cabinet RH m’a fait découvrir l’accompagnement et je me forme aux bilans de compétences.
Je reprends le travail en enchainant plusieurs CDD dans des cabinets RH : bilans de compétences, outplacement, reclassement, recrutement…. En 2011, on me propose un challenge: prendre un double poste de responsable du service formation et de consultante en management. Je n’aime pas trop la routine et une de mes sources de motivation c’est de faire des choses que je ne sais pas encore faire, sortir de ma zone de confort même si parfois je dis oui avant de savoir comment faire !
En 2014, j’arrête de fumer et je me forme au coaching individuel et d’équipe ce qui transforme profondément ma posture professionnelle. Pendant neuf ans, je travaille énormément, je suis responsable de plusieurs projets, je développe, je coache des dirigeants et des équipes, je m’investis toujours à fond, avec un haut niveau d’exigence. A titre personnel, je me forme à l’accompagnement de fin de vie et je suis bénévole en soins palliatifs jusqu’au premier confinement.
J’ai découvert l’hypnose et je me spécialise pour intégrer ce formidable moyen d’accès à nos ressources inconscientes à ma boîte à outils de coach. La cohérence est capitale pour moi, alors quand il y a une trop grande dissonance, je décide qu’il est temps de m’en aller et de voler de mes propres ailes.
En février 2020, je démissionne pour créer mon activité d’hypno-coaching avec un double public : entreprises et particuliers pour l’accompagnement de transformations, juste avant le premier confinement. Toujours en mouvement, j’ai été brutalement confrontée à un stop provisoire en mars 2021 : diagnostic et traitement d’un cancer du sein. Je suis officiellement en rémission depuis juillet 2021 et il m’a fallu parcourir un chemin très escarpé pour me reconstruire après cette crise identitaire et accepter les effets secondaires des traitements.
J’ai eu la chance d’être très bien prise en charge et soutenue et j’ai choisi d’être dans la coopération plutôt que dans le combat. Depuis quelques mois, je relance tranquillement mon activité, j’accompagne des personnes en individuel, j’anime des groupes de codéveloppement en entreprise et je mets en place des partenariats…
Je me vois plus comme une facilitatrice que comme une sachante, je sais écouter, questionner, encourager, faire avancer et je crois que pour apprendre il faut expérimenter. Aujourd’hui, il me parait cohérent de m’investir dans l’accompagnement de personnes confrontées à la maladie et à l’après dans leurs trajectoires de vie. Avoir connu la maladie ne me rend pas plus compétente pour accompagner les personnes qui traversent cette épreuve, mais le travail que j’ai mené et les outils dont je dispose me permettent une vraie prise de recul.

https://olala-coaching.fr/olala-pour-vous-cest-quoi/
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Marie-Paul

Marie-Paul

Marie-Paul

Date de publication du témoignage :

RDV avec Marie-Paul (Metz). Actuellement en rémission, elle a publié un livre « Mon cancer du sein ».​

C’est en Mai 2020 que je découvre à mon réveil une masse dans mon sein gauche. Après divers examens, on m’informe que je suis atteinte d’un cancer HER2+++. Le protocole tombe : chimiothérapie néo-adjuvante, immunothérapie, opération, radiothérapie et hormonothérapie. C’est un séisme intérieur.
La perte de mes cheveux a été un choc mais il fallait foncer. J’ai mis quelques jours à digérer la nouvelle et ensuite j’ai réussi à positiver tout le long de ce parcours. Pourtant, je ne suis pas du genre optimiste mais j’ai trouvé en moi cette force qui m’a permis d’avancer.
Ne perdez jamais espoir… Je suis actuellement en rémission. Mes prochains examens approchent mais je ne m’inquiète pas. On verra bien à ce moment-là. Il faut savoir savourer chaque instant que la vie nous offre. Un seul mot : positiver.

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Agnès

Agnès

Agnès

Date de publication du témoignage :

RDV avec Agnès (Bagnères de Bigorre – Toulouse). Elle a complétement revu son mode de fonctionnement depuis la maladie, en privilégiant la vie au jour au jour, et se lancer dans de multiples projets !

Un mois avant l’opération de décembre 2019 et après, je me suis prise en mains seule, ne pouvant compter que sur moi, mon mari étant « ailleurs » le plus souvent. Même quand il venait me voir à l’hôpital, il passait son temps sur le téléphone. Dur à vivre. Alors, j’ai décidé de changer. J’ai marché en solitaire, beaucoup, fait du ski seule, même si le médecin me l’avait déconseillé, et j’ai travaillé sur mon mental, c’est mon métier, pour que la bête disparaisse totalement. J’ai fui les personnes qui m’étaient toxiques, dans la mesure du possible et je me suis plus occupée de moi, vécu selon mes désirs et construis mes rêves. Pour le moment, je vis dans un mobil home face au Pic du Midi et c’est vivifiant.
Durant la radiothérapie, j’ai dû arrêter mon travail et ensuite j’ai continué à vivre en colocation avec mon futur ex-mari qui dépensait sans compter pour l’autre et moi qui serrais la vis. Dur à vivre ! Ma dernière séance fut la veille du confinement, pas de chimio me confirme le médecin, ouf. Une chance d’avoir été prise à temps, merci le dépistage ! Je le crie haut et fort autour de moi de faire ses mammographies régulièrement. Et merci mes exercices mentaux que j’ai continués, ainsi que le ski, la marche en montagne et la voile que je pratique quand je veux maintenant. Anticiper, accepter, s’adapter et se faire plaisir, voilà ce que j’applique en tout et qu’il faut appliquer pour rester serein.e. Je vis au jour le jour sans me poser trop de questions. Vivre ses passions et construire ses rêves est la meilleure des thérapies.
Faisant de la voile depuis plus de 30 ans, j’en rêvais depuis des années et je l’ai fait en novembre dernier : traverser l’Atlantique en voilier. Une belle réflexion sur ma vie et mon chemin durant cette période off. Aujourd’hui, je me forme à l’écriture pour partager mon savoir sur les comportements humains, via un roman, pour aider les personnes à être mieux, quelles que soient les difficultés rencontrées. Je construis également un grand projet pour démontrer que, quel que soit l’âge, qu’on soit une femme, qu’on ait eu un cancer, qu’on soit chef d’entreprise, on peut y arriver et avancer. Je veux donner de l’espoir et du courage pour celles et ceux qui traversent des moments difficiles.

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Sandrine

Sandrine

Sandrine

Date de publication du témoignage :

RDV avec Sandrine (Cornebarrieu). Sa jumelle ayant eu un cancer du sein, elle se découvre porteuse du gène BRCA 2 et cela change complètement sa vie.

A 33 ans, je suis enceinte de mon fils, qui naitra en septembre 2012. Au même moment, ma sœur jumelle apprend qu’elle a le cancer du sein. Le choc ! Une année où je dois apprendre à être mère, mon fils demande beaucoup d’attention, ma sœur de l’écoute… Je me sens démunie face à ces deux expériences simultanées. La reprise du travail ne m’épanouit pas… La dépression pointe son nez.
En 2014, j’apprends que je suis porteuse du gène BRCA 2 .Je me sens seule : « je ne suis pas malade », aucun suivi médical. Et pourtant, si ce cancer se développait en moi, à quoi aura-t-il servi que je fasse le choix de savoir si j’étais porteuse ?
En 2016, je décide de partir marcher dans le désert. Dans ce retour à l’essentiel, je puise la force et le courage de subir une double mastectomie préventive, avec pose de prothèses. Apprendre à vivre avec des « seins » qui ne sont, malgré le super résultat, pas des vrais seins. Le regard des hommes, mon regard sur moi… J’apprends finalement à vivre avec, les adoptent, et oublie très vite cette opération, qui pour moi « me sauve la vie ».
Ce choix de vie difficile m’a finalement permis de puiser en moi une force que je sous-estimais : j’ai pris ma vie de femme, de mère en main. En 2019, pour mes 40 ans, je m’offre le chômage et un trek de dix jours au Népal, « Trek, yoga et sonothérapie ». Ces « voyages sonores » ou « bain sonore » apportaient une réelle détente corporelle mais également cérébrale. Je comprends alors que ce que je recherche depuis toujours, le sens de ma vie, est d’aider les gens, leur apporter du bien-être, les soutenir dans la vie de tous les jours ou dans la maladie.
De retour de ce voyage, je me forme à la sonothérapie, fait un stage de méditation de dix jours (Vipassana), crée ma page Facebook. Je me sens animée d’une énergie pour aider les autres à trouver leur « cheminement ». J’anime depuis régulièrement des séances de soins, en groupes ou en individuel.
En 2020, je dois changer les prothèses car il y a un épanchement : le gène est finalement toujours présent en moi, malgré ma décision. Mes expériences de méditation et sonothérapie m’aident à rester positive : les prothèses ont un rendu beaucoup plus beau, j’ai pu prendre un bonnet plus gros, et les anciennes prothèses faisaient partie d’une liste de prothèses à risque !
Depuis novembre 2021, je suis un Diplôme Education thérapeutique en tant que patient partenaire. C’est un nouveau programme que les centres de santé, d’hôpitaux intègrent de plus en plus dans leur service, pour mieux accompagner les patients : les aider à prendre leur maladie en main, mieux la comprendre, mieux comprendre son traitement, pour ainsi mieux guérir. Dans le cadre de mon stage, j’ai pu proposer mes ateliers de sonothérapie aux patients, ainsi qu’aux soignants, d’un service d’addictologie et de maladies respiratoires. Les retours ont été au-delà de mes attentes !
Dans quelques mois, je vais proposer des ateliers réguliers au sein du service d’ETP des Thermes de Capvern, dans les services d’obésité et problèmes de poids, diabète.
Depuis ce gène, j’ai pu enfin réaliser que l’on ne peut rien prévoir dans la vie, que le temps de la vie sur terre est court, qu’il est donc important de changer ce qui ne nous va pas… La peur du changement est présente, c’est sûr… mais comme le disait Senéque « La vie ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, mais d’apprendre à danser sous la pluie » !

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