Tia

Tia

Tia

Date de publication du témoignage :

RDV avec Tia (Moissac). Étudiante et passionnée de parachutisme, elle « fait sauter » les malades du cancer !

Je suis la fondatrice et présidente de l’association Maladie en Chute libre. J’ai 18 ans. Étudiante en hypokhâgne, je suis passionnée de parachutisme, de théâtre mais pas seulement !
Faire sauter en parachute les personnes atteintes du cancer ou en rémission… Une idée peu commune, chose que l’on ne cesse de me faire remarquer. Certes. Mais tellement plaisant.
Je suis parachutiste depuis l’âge de 15 ans. Mon premier saut, effectué le jour de mes 10 ans, m’a permis de comprendre la véritable définition de la liberté. Depuis ce jour, je n’avais qu’une idée en tête : le faire partager à des personnes ne pensant pas à la joie que ce pourrait être, et en particulier aux personnes en traitement pour un cancer.
Preuve que tout cliché existe réellement, c’est en me réveillant en sursaut au milieu de la nuit que j’ai eu cette idée. Papiers, recherches, documentation… Un mois après j’avais envoyé mon projet à la préfecture. Soutenue par Aude (merveilleuse trésorière !), ma mère pour les transports, quelques amies… Tout a pris forme en peu de temps.
La première sautante fut Sophie. Fous-rires après fous-rires, sauts après sauts, dossier après dossiers (parce qu’il en faut) nous voici à 12 sauts, et pleins d’autres de prévus !
Sauter en parachute c’est tout lâcher, tout laisser à 4000 mètres et lâcher prise. S’envoler vers ce que l’on aime. Et redescendre pour continuer ses batailles de tous les jours mais avec une force, une hargne, une joie presque. Véritable moment de suspension dans le vie’de.

https://www.leetchi.com/c/des-dons-pour-permettre-a-des-per…
https://www.facebook.com/maladieenchutelibre/

Georgia

Georgia

Georgia

Date de publication du témoignage :

RDV avec Georgia (Castelsarrasin). Photographe, elle organise des séances de sensibilisation au cancer du sein.

Je suis photographe. J’ai la chance, aujourd’hui, de n’avoir jamais été touchée par un cancer quel qu’il soit… Mais il parait que certains peuvent être héréditaires…
Ma grand-mère maternelle, Mamie Odette, décédée il y a maintenant plus de 2 ans avait eu deux cancers : celui des reins et celui des seins… Ce n’est pas ça qui l’a emportée ; mais elle a gardé des séquelles du cancer de la poitrine : elle a subi une mastectomie totale de l’un de ses seins… Et elle en était très complexée…
Je me rappelle lui avoir dit une fois : « Mamie, n’en aie pas honte ! Tu es en vie ! »… Mais j’imagine que c’est plus facile à dire qu’à faire…
Ma Mamie est décédée en mars 2017 des suites de la maladie d’Alzheimer… La seule « chance » que lui aura procurée cette maladie, c’est de ne pas se rendre compte que sa fille, Nicole, ma Tatie Nicole, soit morte 2 mois plus tôt des suites du cancer du sein…
Elle se l’ait traîné pendant des décennies ce foutu crabe !
Je ne sais plus le nombre d’années exactes mais pendant peut-être 20 ans : elle s’est battue pendant des années puis il y a eu rémission… On l’a oublié… Et il est revenu et a emporté Nicole…
Je pense à elles deux quand j’organise mes séances Octobre Rose…
Je les organise pour quatre raisons principales :
• sensibiliser le public sur ce que ça représente,
• 15 % des bénéfices sont reversés à l’association « Le cancer du sein, parlons-en ! »,
• j’avais envie de faire des photos glamour de femmes : nues, en lingerie fine, avec des « séquelles » de ce maudit cancer du sein… Les hommes peuvent aussi, s’ils se sentent solidaires, venir poser,
• j’ai toujours aidé… Aimé aider ! Quand je me suis lancée dans la photographie, j’avais déjà plein d’idées en tête de séances concernant des associations auxquelles je pourrais reverser un peu de mes bénéfices.
Je pense à toutes ces femmes qui se battent… À toutes ces femmes fortes ! Ces combattantes !
Battez-vous ! La vie, même si parfois est injuste, vaut la peine d’être vécue !

http://georgiacaps.fr/
https://www.facebook.com/georgiacapsphotographe/

Laura

Laura

Laura

Date de publication du témoignage :

RDV avec Laura (Paris). Costumière de formation, elle prépare actuellement un atelier créatif et ludique dédié aux personnes atteintes d’un cancer.

Ma rencontre avec le cancer a commencé depuis toute petite. Le premier à partir a été mon grand-père maternel, j’avais 11 ans. Je me rappelle son dernier mot pour moi : « Si tu as besoin de moi, sonne une clochette. Tu sais, au paradis, on entend que les clochettes ». Puis ma tante maternelle, qui avait 47 ans. Et puis au fil des années les deux sœurs et deux frères de mon père, et mon papa en 2007 aussi.
En 2016, lors du contrôle annuel que je fais depuis l’âge le 15 ans, les médecins découvrent un nodule bizarre, aux contours pas nets. Ils m’envolent directement faire une biopsie. Nodule ACR4…
Ils m’expliquent que c’est le code donné pour une suspicion de cancer du sein.
Mon monde, mon petit monde, s’écroule. Je suis seule à Paris, la ville où j’ai décidé de vivre pour travailler dans le spectacle. Je n’ai pas le courage d’annoncer ça à ma mère en Italie. J’ai peur et honte. Je me sens coupable de lui causer une nouvelle douleur, après tous les deuils vécus.
Je ne comprends pas. J’ai pourtant arrêté de fumer depuis longtemps, je mange sainement… Pourquoi ? Pourquoi moi aussi ?
J’attends une longue semaine avant d’avoir les résultats (peut-être moins, je ne sais plus, pourtant j’ai le souvenir d’avoir attendu longuement). Le danger est écarté : les résultats sont NÉGATIFS. Il s’agit d’un nodule bénin. Les médecins de l’Institut Curie veulent néanmoins, vu les antécédents familiaux, me soumettre à des contrôles réguliers. Enfin, en janvier 2018, la situation semble stabilisée et je repars sur un seul contrôle annuel.
Je ne suis pas en mesure de pouvoir « comparer » mon expérience avec ceux qui vivent une histoire beaucoup plus compliquée que la mienne, mais je les comprends.
J’ai vécu chagrins, deuils, peur, angoisse,… tout au long de ma vie.
Par le biais du cancer, j’ai appris à voir la vie autrement, à accepter la souffrance, la douleur, la peur… comme faisant partie de la vie. J’ai appris que ce n’est la faute de personne, qu’un cancer ne t’enlève pas l’envie de rire, de vivre avec amour avec tes êtres chers.
J’ai compris que la souffrance et la peur, quand elles sont acceptées, sont la voie pour comprendre le sens de la vie. Il n’y a pas un moyen pour vivre la maladie, sinon à travers le choix de vivre avec la maladie. Choisir de vivre et ne pas baisser les bras.
J’ai beaucoup lu, sur le sens de la vie, sur l’ikigai (philosophie japonaise pour trouver ce qui nous motive à se lever le matin). J’ai lu sur Viktor E. FRANK fondateur de la ogotherapie (je vous conseille vivement de lire son récit sur son internement à Auschwitz).
Cette expérience des contrôles répétitifs, vécue dans ma chair pendant un an et demi, m’a fait comprendre que je devais d’abord soigner ma souffrance intérieure, mes deuils non encore digérés, ma peur de vivre… et me sentir réalisée à travers le travail.
J’ai appris la différence entre la reconnaissance et l’amour, l’importance de donner pour être et ne pas seulement vivre.
J’ai fait une formation pour devenir conseillère en image, pour apporter à mon métier de créatrice costume une valeur et dimension humaine, où le vêtement et la créativité sont l’authenticité et pas la superficialité.
Je monte une association pour voir reconnu les droits d’auteurs des costumiers et je développe avec mes collègues costumiers un projet pour les femmes atteintes de cancer.
En Novembre, nous voudrions mettre en place notre premier atelier créatif et ludique. Tout est encore à faire : trouver une place, le matériel, les intervenants, les participants… On pense petit, mais c’est déjà grand : des masseurs, des photographes, peut-être des conseillers en image… Ce sera un atelier où créer des jolies coiffes, apprendre à mouler des vêtements sur mannequins… Et puis on verra !
Le cancer a été toujours mon compagnon de route, un compagnon parfois rustre, mais qui m’a appris à vivre.

www.lauralemmetti.com
https://www.facebook.com/LLConsultantDesigner

Tim

Tim

Tim

Date de publication du témoignage :

RDV avec Tim (Georgia – USA). Retraité de la police, il crée et fabrique des crayons sur mesure et personnalisés pour les personnes en traitement.

Je fais des stylos sur mesure depuis plusieurs années, ce qui en fait un passe-temps. Après avoir pris ma retraite de policier, je voulais créer des stylos à temps plein.
J’aborde mon travail de manière plus artistique, c’est-à-dire que j’essaie de rendre chaque pièce unique.
En 2009, j’ai appris que mon père, que je n’avais jamais vraiment connu, était en train de mourir d’un cancer. On m’a demandé de prendre en charge ses soins.
Ça a été très bref et il est décédé d’un cancer du cerveau.
Au fil des ans, de nombreux amis et collègues se sont battus contre le cancer.
Il y a quelque temps, un groupe de personnes m’a contacté pour me demander si je fabriquerais un stylo spécial pour une femme qui suivait un traitement contre le cancer. Ils m’ont dit qu’ils me paieraient mais je leur ai dit non, que je serais honoré de le faire gratuitement. J’ai rapidement fabriqué le stylo et ils lui ont présenté. Une semaine plus tard, elle m’a appelé pour me dire merci, qu’elle ne pouvait pas croire ce qu’ils avaient fait, que c’était merveilleux.
C’était très émouvant pour moi.
Ensuite, j’ai vu qu’un de mes camarades de classe du secondaire suivait également un traitement pour une autre forme de cancer. Je savais aussi que quelques autres personnes se battaient autour de moi.
J’ai donc eu l’idée de créer le projet de stylo Hooligan Georgia Beat contre le cancer.
C’est un peu difficile car chaque stylo est fait à la main pour chaque personne. Cela prend aussi du temps car je fais tout à la main. Je vais donc essayer d’en créer deux à la fois.
Je grave chaque pièce à la main, donc ce n’est malheureusement pas un processus rapide
J’aimerais beaucoup en faire beaucoup plus vite, mais je ne veux pas que le travail en pâtisse.
Je veux que ce soit le meilleur.
Je souhaite que cela apporte à son destinataire espoir et lumière.
Il y en a tant d’autres qui font ces choses pour éclairer la vie des gens avec ce qu’ils font.
Si nous allumons tous une lumière, cela aidera à noyer l’obscurité.

https://www.facebook.com/Hooliganbeatcancer/

I have been a custom pen maker for several years making them as a hobby. After I retired from my career in law enforcement, I wanted to create pens full time.
I approach my work more artistically, what I mean is I try to make each piece unique and unlike any other.
In 2009 I learned my father who I had never really know was dying of cancer. I was asked to take over his care.
It was very short and he passed away from brain cancer.
Over the years I have had many friends and co-workers fight battles with cancer.
A while back I was contacted by a group of people who asked me if I would make a special pen for a woman who was going through cancer treatment. They told me they would pay me but I told them no, I would be honored to do it free of charge. I quickly made the pen and and they presented to her. She called me a week later and told me thank you and that she couldn’t believe the very wonderful thing they had done.
It was very emotional for me.
Then I saw that one of my high school classmates was also undergoing treatment again for another form of cancer.
I had also had a few other people I knew that were battling.
So I came up with the idea to create the Hooligan Georgia Beat Cancer Pen Project.
It’s a little difficult because each pen is handmade for that person. It also takes a bit of time because I hand make everything. So I will try to create two at a time.
I hand engrave each piece as well so it sadly isn’t a fast process
I would love to make many more of them at a much faster pace but I don’t want the work to suffer.
I want it to be my best.
It is my wish that it brings the recipient hope and light.
There are so many others who do these things to bring light to the lives of people with things they do.
If all of us turn on a light it will help drown out the darkness.

https://www.facebook.com/Hooliganbeatcancer/

Xavier

Xavier

Xavier

Date de publication du témoignage :

RDV avec Xavier (Région Parisienne). Il allie sa passion pour la marche et son envie de protéger la nature à la récolte de dons pour la recherche sur le cancer.

En 2004, j’ai perdu un enfant à la naissance et suis tombé dans l’enfermement. Je ne parlais plus à personne… Deux ans après, ma fille Léa est née, et en 2008 mon fils Teo.
En 2009, je me suis mis à la course à pied, cherchant une bouée de sortie. Dès mes débuts, en 2 mois, j’ai stoppé la cigarette. J’ai pratiqué très régulièrement pendant 8 ans. En 2017, j’ai participé à ma première course pour une cause, la VERTICAL TOUR EIFFEL (l’ascension de 1665 marches en 20 minutes). Arrivé en haut, j’ai eu comme un déclic, je me suis dit qu’il fallait faire un truc, je ne savais pas encore quoi.
Quelques mois après, je suis parti sur le chemin de Compostelle, seul de Paris à Tours, 330 kms en solo. J’y ai découvert un autre monde. J’ai beaucoup pensé à mon fils disparu… et mon second fils m’a dit : « Pourquoi tu ne souris plus Papa ? ».
Le partage et l’amour de soi. Avancer et ne pas se retourner.
J’ai commencé à parler à tout le monde… souriant et parlant de tout. J’ai perdu 10 kg. En revenant, je me suis dit que j’avais envie de faire quelque chose sur la nature que j’ai vue et croisée, et j’ai donc randonné pendant un an sur la région. L’été 2018, je suis parti faire le tour de l’Ile de France, 600 kms en 13 jours, où j’ai parlé de moi, de ma marche et de la nature. J’ai vu que les gens s’intéressaient à ma démarche, et des journalistes aussi. Alors, en finissant mon tour, je me suis dit que je devais continuer et j’ai dénoncé la pollution sur Paris en Octobre 2018 (le tour du périf avec un masque).
Une attachée de presse m’a alors interpellé et parlé d’une association pour les enfants atteints de cancer. Ça m’a touché. Ma grand-mère est décédée d’un cancer des os et ma mère est malade.
Alors, je fais des marches pour le cancer pédiatrique, plusieurs marches dans la nature contre le cancer. J’amène avec moi mon fils Téo, car je veux qu’il garde en lui l’image d’un père qui se bat pour la recherche et protège la nature. Il m’accompagne sur de petites distances, pour lui apprendre à respecter et à partager.
À ce jour, je marche dans toute la France. J’essaie de faire réagir et je récolte des dons contre le cancer. Je montre la nature en danger. Mon défi : un département par mois. Merci de me suivre.

https://lecoureuretsonfils.blog
https://www.facebook.com/Le-randonneur-et-son-fils-1294149574095570/