Déborah

Déborah

Déborah

Date de publication du témoignage :

RDV avec Déborah (Montauban). En rémission d’un cancer très rare, elle a choisi d’aider et partager avec les autres à travers l’écriture d’un livre.

J’ai 49 ans et le cancer a frappé à ma porte en 2016. Comme la plupart de ceux qui sont passés par cette épreuve, j’ai pris une sacrée claque quand on m’a annoncé que j’avais une tumeur. Tout a commencé par une douleur lancinante dans le genou gauche à l’automne 2015. Les mois passaient et la douleur devenait de plus en plus insistante jusqu’à devenir totalement insupportable. Une IRM a révélé alors que j’avais un leiomyosarcome intra-osseux. Il s’agit d’un cancer rarissime pour lequel il n’existe pas de protocole. Heureusement pour moi, on m’a mise entre les mains des meilleurs, notamment le chirurgien qui m’a opérée et l’oncologue de l’Oncopole de Toulouse.
Je suis donc entrée dans ce tunnel sombre de la maladie où la moindre ombre terrorise et il a fallu avancer. La chimiothérapie était très dure, très dense. Il s’est passé une chose incroyable : j’ai découvert en moi une source intarissable de force, de courage, de résilience. J’ai mis au point ma propre stratégie pour tenir, avancer en fixant le point de lumière au bout de ce tunnel.
Il y a eu des doutes, des épisodes de souffrance physique qui ont brisé mon corps mais jamais mon mental.
Ce n’était pas facile car mon couple, déjà fragile, subissait de plein fouet le travail de sape de la maladie. La méditation a été un soutien constant ainsi que l’amour de ma famille dans lequel je n’ai cessé de baigner, et sans lequel je n’aurais pas aussi bien tenu la distance.
J’ai par la suite subi une lourde intervention où on a enlevé une partie de mon quadriceps et placé une prothèse massive de reconstruction.
Sept mois de rééducation intense en centre ont suivi. Sept mois à serrer les dents, pleurer face à la souffrance. Sept mois à partager aussi avec tous mes frères d’armes du centre.
Aujourd’hui, toujours en rémission, je n’ai jamais été aussi heureuse, épanouie et confiante en l’avenir. J’ai trouvé les réponses à toutes mes questions existentielles. Je me suis trouvée et sauvée. Tout ce cheminement intérieur et dans la maladie, j’ai eu à cœur de le coucher sur le papier. Au départ c’était davantage une thérapie personnelle mais progressivement j’ai réalisé que toutes ces découvertes, ces petits trucs que j’avais mis en place, toute cette introspection positive, je ne pouvais pas le garder pour moi. Je voulais aider et partager.
Et c’est ce que j’ai fait avec « La Révélation du Tsunami », qui vient de sortir au format numérique sur la plupart des grandes librairies en ligne (Amazon, Cultura, La Fnac). J’en ai déjà des retours qui me donnent beaucoup de joie car visiblement cela aide vraiment et c’était le but.
Petite précision : l’argent de la vente sera en partie reversé à La Ligue Contre le Cancer.
L’espérance et la compassion sont les plus puissantes des armes. N’en doutez jamais !

https://www.linkedin.com/in/blanc-deborah-171135175
https://www.librinova.com/…/debo…/la-revelation-du-tsunami-2

Tia

Tia

Tia

Date de publication du témoignage :

RDV avec Tia (Moissac). Étudiante et passionnée de parachutisme, elle « fait sauter » les malades du cancer !

Je suis la fondatrice et présidente de l’association Maladie en Chute libre. J’ai 18 ans. Étudiante en hypokhâgne, je suis passionnée de parachutisme, de théâtre mais pas seulement !
Faire sauter en parachute les personnes atteintes du cancer ou en rémission… Une idée peu commune, chose que l’on ne cesse de me faire remarquer. Certes. Mais tellement plaisant.
Je suis parachutiste depuis l’âge de 15 ans. Mon premier saut, effectué le jour de mes 10 ans, m’a permis de comprendre la véritable définition de la liberté. Depuis ce jour, je n’avais qu’une idée en tête : le faire partager à des personnes ne pensant pas à la joie que ce pourrait être, et en particulier aux personnes en traitement pour un cancer.
Preuve que tout cliché existe réellement, c’est en me réveillant en sursaut au milieu de la nuit que j’ai eu cette idée. Papiers, recherches, documentation… Un mois après j’avais envoyé mon projet à la préfecture. Soutenue par Aude (merveilleuse trésorière !), ma mère pour les transports, quelques amies… Tout a pris forme en peu de temps.
La première sautante fut Sophie. Fous-rires après fous-rires, sauts après sauts, dossier après dossiers (parce qu’il en faut) nous voici à 12 sauts, et pleins d’autres de prévus !
Sauter en parachute c’est tout lâcher, tout laisser à 4000 mètres et lâcher prise. S’envoler vers ce que l’on aime. Et redescendre pour continuer ses batailles de tous les jours mais avec une force, une hargne, une joie presque. Véritable moment de suspension dans le vie’de.

https://www.leetchi.com/c/des-dons-pour-permettre-a-des-per…
https://www.facebook.com/maladieenchutelibre/

Valérie

Valérie

Valérie

Date de publication du témoignage :

RDV avec Valérie (Orléans). Guerrière Chic et Rock, elle se dévoile dans un blog « vers un avenir plus doux ».

L’histoire commence en 2011. J’ai 36 ans, 2 enfants de 8 et 5 ans, un beau mari et un job sympa. La vie était tellement belle qu’on avait décidé de continuer dans notre lancée avec le projet d’un troisième bébé. Mais c’est à ce moment-là que les nuages sont arrivés dans notre vie ensoleillée.
Après une fausse couche de faux départ, un soir dans mon salon, je croise les bras et je ressens une petite boule sur mon nichon droit.
Après des semaines d’angoisse, je reçois un coup de fil au boulot me demandant de ramener mes fesses « illico » : « Madame, vous avez un cancer du sein infiltrant hormono-dépendant de grade 3. Ne vous inquiétez-pas, cela se soigne très bien… à condition qu’on vous enlève “rapido” le polichinelle du tiroir ».
J’étais enceinte de 8 semaines…
J’ai été très sage : j’ai accepté l’avortement thérapeutique, la tumorectomie, le curage axillaire, la chimiothérapie,… mais pas l’hormonothérapie. Je n’en pouvais plus, je voulais retrouver ma vie d’avant.
C’est à cette période que je me suis lancée dans l’écriture car j’avais besoin d’extérioriser mes états d’âme. Mais c’était très personnel, seule mon amie Caro lisait mes textes.
Lorsque j’ai repris le travail, j’ai tout arrêté. J’avais envie de faire comme si rien n’avait existé.
Mais en mars 2018, lors de ma mammographie annuelle de contrôle, tout s’est effondré : encore une drôle de boule au nichon droit : même endroit, même taille, même flippe. A l’annonce de cette nouvelle, mon amie Caro me demande comment je vais occuper ma vie durant cette croisade. Elle sait que j’ai besoin de projets pour me réaliser. Je lui réponds tout simplement que je vais me plonger dans mes deux passions : l’écriture et la photo.
Je lui envoie mon premier texte : elle se charge de le mettre en forme sur un blog en version privée pour que nos échanges soient plus faciles. J’ai alors l’idée de sélectionner toutes les photos que j’ai en noir et blanc et de les associer à mes textes. J’aime vraiment trouver le cliché qui résonne avec mes mots. Caro me suggère de présenter mon blog à mes proches. Elle est convaincue que mes mots sont utiles, pour me comprendre, et mieux m’aider.
Les retours sont émouvants et unanimes : « ValooCroft est née ». Si tu ne partages pas tes mots, c’est que tu es égoïste et que tu ne te rends pas compte que ton talent à toi, c’est de partager avec générosité.
J’ai arrêté de me demander si ce n’était pas horrible de raconter une vie de cancéreuse, de me dire : « et si je suis critiquée, je vais le vivre comment ? ».
Cela fait maintenant un peu plus de 18 mois que j’écris régulièrement des articles sur ce blog. Je suis toujours autant émue des retours qui sont de plus en plus nombreux. Ils me font du bien et chaque fois, je comprends que mes textes et mes photos soulagent d’autres peines en France et bien ailleurs.
Je continue donc à partager mes joies, mes peines, mes aventures, mes désillusions…

https://valoocroft.blog
https://www.facebook.com/Valoocroft/
https://www.instagram.com/valoocroft/

Georgia

Georgia

Georgia

Date de publication du témoignage :

RDV avec Georgia (Castelsarrasin). Photographe, elle organise des séances de sensibilisation au cancer du sein.

Je suis photographe. J’ai la chance, aujourd’hui, de n’avoir jamais été touchée par un cancer quel qu’il soit… Mais il parait que certains peuvent être héréditaires…
Ma grand-mère maternelle, Mamie Odette, décédée il y a maintenant plus de 2 ans avait eu deux cancers : celui des reins et celui des seins… Ce n’est pas ça qui l’a emportée ; mais elle a gardé des séquelles du cancer de la poitrine : elle a subi une mastectomie totale de l’un de ses seins… Et elle en était très complexée…
Je me rappelle lui avoir dit une fois : « Mamie, n’en aie pas honte ! Tu es en vie ! »… Mais j’imagine que c’est plus facile à dire qu’à faire…
Ma Mamie est décédée en mars 2017 des suites de la maladie d’Alzheimer… La seule « chance » que lui aura procurée cette maladie, c’est de ne pas se rendre compte que sa fille, Nicole, ma Tatie Nicole, soit morte 2 mois plus tôt des suites du cancer du sein…
Elle se l’ait traîné pendant des décennies ce foutu crabe !
Je ne sais plus le nombre d’années exactes mais pendant peut-être 20 ans : elle s’est battue pendant des années puis il y a eu rémission… On l’a oublié… Et il est revenu et a emporté Nicole…
Je pense à elles deux quand j’organise mes séances Octobre Rose…
Je les organise pour quatre raisons principales :
• sensibiliser le public sur ce que ça représente,
• 15 % des bénéfices sont reversés à l’association « Le cancer du sein, parlons-en ! »,
• j’avais envie de faire des photos glamour de femmes : nues, en lingerie fine, avec des « séquelles » de ce maudit cancer du sein… Les hommes peuvent aussi, s’ils se sentent solidaires, venir poser,
• j’ai toujours aidé… Aimé aider ! Quand je me suis lancée dans la photographie, j’avais déjà plein d’idées en tête de séances concernant des associations auxquelles je pourrais reverser un peu de mes bénéfices.
Je pense à toutes ces femmes qui se battent… À toutes ces femmes fortes ! Ces combattantes !
Battez-vous ! La vie, même si parfois est injuste, vaut la peine d’être vécue !

http://georgiacaps.fr/
https://www.facebook.com/georgiacapsphotographe/

Laetitia

Laetitia

Laetitia

Date de publication du témoignage :

RDV avec Laetitia (Narbonne). En rémission, elle s’est lancée dans la fabrication d’une huile pour favoriser la repousse des cheveux.

Tout a commencé en 2015 lors d’un rendez-vous où on m’annonce que j’ai un cancer hormonodépendant. Je l’ai bien pris…, j’étais bien. J’ai écouté les médecins et le protocole : 6 chimios et 33 séances de radiothérapie, puis hormonothérapie. On les écoute et on avance.
Ensuite, tout s’est enchaîné. On n’a pas le temps de dire ouf.
J’ai coupé mes cheveux au fur et à mesure. Cela me faisait tellement bizarre…, car pour moi on m’enlevait ma féminité. Avec mes enfants, on a pris ça à la « rigolade ». Je suis passée d’« Einstein » à « Mr Propre » ! Et oui il fallait en rire : pour moi, c’était ma thérapie.
Les traitements se sont terminés.
Et là, plus de cheveux. On attend, et l’attente pour moi était très très longue… Alors j’ai fait des recherches pour trouver une solution, car les médecins n’ont pas de remède pour la repousse de cheveux.
On nous parle beaucoup de ricin. Alors j’ai cherché, j’ai testé, j’ai essayé différentes combinaisons d’huiles, etc… Et au bout de plusieurs mois d’essais, je suis tombée sur quelque chose de génial, qui en un an m’a permis de récupérer un bon carré sous le menton, naturellement, sans huile essentielle et sans produit chimique.
Aujourd’hui, nous sommes en 2019, et plus de 300 personnes ont testé ma « potion », et ont eu des résultats probants, après un traitement de chimio, mais aussi des personnes ayant une alopécie, une pelade, etc…
Mon souhait, c’est d’aider toutes les personnes qui perdent leurs cheveux pour X raisons. Je ne trouve pas ça normal qu’il y ait des médicaments qui « pourrissent » la vie et rien pour y remédier. C’est sûr que cela n’est pas rentable pour la société…
Alors aujourd’hui, j’essaie de développer mon projet. Je suis à la recherche d’une aide financière et/ou d’un laboratoire qui pourraient m’aider à finaliser la création de cette huile (en particulier, les tests en laboratoires) et la mise sur le marché. Il y a beaucoup de personnes qui sont en attente de cette mise en vente pour bénéficier de ses vertus. Je voudrais également que ce produit soit accessible à tous, avec un prix de vente optimum.
Vos conseils sont les bienvenus. Merci !