Sylvie

Sylvie

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Sylvie

Date de publication du témoignage :

RDV avec Sylvie (Limoges). Elle a créé une association et un lieu de partage et d’écoute, pour gérer la période compliquée de l’après-cancer.

En 2016, j’ai été traitée pour un lymphome : dix séances de chimiothérapie, sur six mois. Une épreuve physiquement et moralement mais la chance d’être en rémission dès la fin du traitement. C’est étrange de s’entendre parler de chance, alors qu’on a approché la mort, et que dans mon cas, je dois apprendre à vivre avec des effets secondaires permanents et ne peux reprendre mon travail.

Infirmière libérale avant d’être malade, j’ai accompagné de nombreuses personnes touchées par le cancer. Leur courage et la dignité dont elles faisaient preuve dans cette situation à l’issue incertaine m’impressionnaient et je me suis souvent demandé : comment réagiras-tu si un jour tu es dans la même situation ?

Dans mon cas, je n’ai jamais pensé que j’allais mourir pendant le traitement. C’est après que les angoisses sont apparues. En fait, le cancer surgit dans une vie comme un ouragan. Pendant de longs mois, toute l’énergie du malade et de son entourage est mobilisée pour se battre contre la maladie, supporter les traitements, la souffrance et composer avec les difficultés du quotidien.
Puis vient, de plus en plus souvent, l’annonce de la rémission, l’arrêt des traitements, l’espacement progressif du suivi médical mais aussi l’apparition d’émotions contradictoires : le soulagement et l’espoir cohabitent avec l’épuisement et le sentiment de se sentir soudain seul, inquiet pour l’avenir et désemparé.

C’est à cette étape de mon parcours que mes différentes expériences de malade, soignante et cadre de santé se sont rencontrées. Encouragée par quelques amis bienveillants, j’ai élaboré un projet qui proposait de prendre en considération les spécificités de l’après-cancer et d’aider les personnes à retrouver l’énergie et la confiance nécessaires pour se reconstruire et, à nouveau, sourire à la vie.

L’association Phoenix Attitude est née en janvier 2018 pour porter ce projet. Soutenue par l’ARS Nouvelle Aquitaine, nous avons ouvert le 3 décembre 2018, à Limoges, un centre d’accueil pour accompagner la reconstruction après un cancer.
Ce lieu est destiné aux personnes en rémission, à leurs proches et aux aidants.

L’association leur propose un accompagnement centré sur la récupération physique, la détente, le bien-être et la réflexion autour des projets personnel et/ou professionnel.
Dans un espace symboliquement appelé « Le Nouveau Souffle », les bénéficiaires trouvent un salon de rencontre et de partage et participent à des ateliers individuels et collectifs animés par des professionnels qualifiés :
– La gymnastique, la marche pour reprendre une activité physique régulière,
– La détente/respiration, la réflexologie, le yoga pour relaxer son corps et apaiser son esprit,
– Les soins du corps pour retrouver des sensations agréables et une bonne image de soi,
– La cuisine santé pour adopter une alimentation équilibrée,
– Le groupe de parole pour mettre en mots, partager ses ressentis,
– Le coaching pour accompagner le retour au travail, faire de nouveaux projets.

La première année a été encourageante et malgré la situation sanitaire actuelle, le développement de l’association se poursuit en 2020. Nous envisageons de développer les activités existantes et d’initier de nouveaux projets parmi lesquels :
– un film documentaire réalisé par nos bénéficiaires. Ils témoigneront des difficultés vécues à la fin des traitements et de l’énergie que demande la reconstruction. Ce documentaire participera à l’information sur une période de transition, mal connue et sous-estimée. Il sera également le témoin des capacités et compétences que l’on peut développer malgré les épreuves,
– la mise en place de séjours d’une semaine en Limousin, à destination de personnes venant de toute la France, pour initier leur reconstruction après un cancer.

Une belle dynamique est en marche. La bonne humeur règne au quotidien dans nos locaux et pour moi, la joie de participer à cette belle aventure.

https://phoenix-attitude.fr/
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phoenixattitude@orange.fr

Samia

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Samia

Date de publication du témoignage :

RDV avec Samia (L’Hay les Roses). Après son cancer du sein, elle est devenue sophrologue.

Je suis sophrologue. J’accompagne les femmes à mieux vivre leur rémission après un cancer du sein. J’ai décidé de faire cette activité car moi aussi j’ai vécu un cancer du sein en 2012. J’’avais 34 ans et deux enfants à charge. Heureusement j’avais ma famille et mon ami Aissa pour m’aider dans mes démarches.

J’ai aussi vécu une triple fracture de la cheville qui m’a obligée à rester très souvent allongée. J’étais épuisée par les traitements et multiples opérations. J’ai subi une mastectomie du sein gauche. Cela m’a obligée à redéfinir ma vision de la féminité et j’ai fait preuve de beaucoup de résilience. Après les traitements lourds, j’ai décidé de me tourner vers des méthodes plus douces et sans médicament pour retrouver mon énergie. La joie de l’annonce de la rémission a été de courte durée car peu de temps après, je me sentais seule et abandonnée.

C’est pour cela que j’ai choisi ma reconversion professionnelle, afin d’aider le plus de femmes possible à se reconstruire émotionnellement, après ce cancer du sein. Grâce à ce cancer, j’ai compris beaucoup de choses dans ma vie. Enfin, j’ai pu vivre la vie que je voulais vraiment sans avoir peur du regard des gens. J’ai enfin osé dire « non », mettre des limites et m’affirmer pleinement comme je suis. J’ai pu abandonner le poids de la culpabilité et de mon passé bien trop lourd. Oui cela a été dur, mais honnêtement, je brille beaucoup plus maintenant. Il a été le déclencheur de ma métamorphose.

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https://mekkassamia.com/les-3-cles

Isabel

Isabel

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Isabel

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RDV avec Isabel (Singapour). Après avoir accompagné sa maman malade, elle a été elle-même touchée par un cancer du sein. Forte de ces expériences, elle est devenue « Cancer Coach ».

In 2006 my life changed dramatically with these three words : You have cancer. I was in the happiest moment of my life. I had just come back from my honeymoon and we were planning on starting a family. I was 32 years old. I thought cancer would no longer be a part of my life. I truly was convinced that the happy and “worry-free” part of my life was just starting because five years before my diagnosis, my mother had passed away from cancer at the age of 53. I was at her side throughout her battle. I knew all too well the scary and painful journey ahead… and now it was my turn.… Multiple surgeries, chemotherapy, radiotherapy, all the things from my mother’s past were coming to my future.
My doctor told me that because of my young age the cancer was particularly aggressive. I prepared myself for what was to come.
After the shock, almost instantly, my survival instincts kicked in. Every cell in my body screamed, “You are strong, you will get through this!”
I was determined to heal. I started my quest to thrive and to put my body and mind in the best possible position to heal — and to remain healthy. I knew that in addition to medical treatments, I had to address many other aspects of health. Which, after many starts and stops and research, I found my way.

In 2010, I was declared cancer free. Upon my diagnosis, my motivation was to heal myself, but once I was cancer free I felt the need to make sense of all this. I wanted to turn my mother’s experience and my personal experience into something constructive and positive. I set myself on a mission to find ways to empower people so that those affected by cancer could take an active role in their healing journey.

Ten years have passed. I have learned about the mind-body connection by diving into yoga, breathing techniques, meditation, visualisation techniques and Reiki. I have settled happily in my new home country, Singapore. I was blessed with the miracle of giving birth to two children ; have made invaluable friendships ; have found inspiration and support through mentors, teachers and dedicated colleagues and have found my passion. All of this has led me to a careerier change where I’ve spent ten years continuously educating myself about health and wellbeing — specifically health coaching, functional medicine, naturopathy, yoga therapy, stress management, healthy sleep habits, emotional wellbeing and nutrition in the context of cancer.

I am truly passionate about absorbing all this knowledge, but more importantly, to put it into practice as a coach. My biggest inspiration comes from my everyday interactions with cancer patients and their families. I am humbled by their stories, drive and motivation. Every person, every journey is unique and together we work on achieving a higher level of health, quality of life, and emotional and physical wellbeing. In becoming a Cancer Coach, I found my passion, my purpose, my calling.

https://isabelgaliano.com/

Christian

Christian

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Christian

Date de publication du témoignage :

RDV avec Christian (Gelos- 64). En dialoguant avec ses deux cancers, il a beaucoup appris sur lui et s’est reconverti pour devenir coach intégratif.

J’ai 61 ans, suis papa d’un garçon de 8 ans et marié depuis 12 ans. Je me suis beaucoup entraîné, comme chercheur, ingénieur conseil et médiateur, car je voulais savoir : qu’est-ce qui est commun à tous les Hommes.
Cette question me suit (ou poursuit ?), depuis l’enfance. Je pensais trouver des éléments de réponse mais, en fait, j’en suis resté à distance.
Finalement, depuis 2015, c’est en dialoguant longuement avec mes deux cancers, en écoutant ce qu’ils avaient à me dire sur moi, sur ma trajectoire de vie, que j’ai fini par trouver ce que je cherchais. 

Le premier, un lymphome, m’a dit comment l’anxiété et le stress, devenu chronique, m’avaient conduit vers l’épuisement puis la maladie.
Le second, un cancer du rein, m’a dit que retenir ce que j’avais à exprimer, mes émotions comme mes mots, pouvait me ronger de l’intérieur, qu’il fallait que tout cela circule, s’écoule, pour retrouver le sens de la vie.

Au cours de ma reconversion, pour devenir coach intégratif (corps et esprit, vie professionnelle et vie personnelle), notamment pendant l’écriture d’un livre sur mon expérience, j’ai fini par comprendre comment je fonctionne individuellement, mais également, en tant qu’être humain, comment mon passé était en train de me priver d’avenir, comme passer d’un lien d’attachement insécure à un amour de soi stable et réjouissant.
Partant de ces découvertes, j’ai fini par voir où s’enracine ma confiance pour avancer, entreprendre, créer encore, etc…
Depuis, je m’applique à être un « Révélateur de sens », en accompagnant des personnes épuisées ou désorientées, avec l’objectif qu’elles trouvent l’énergie et les moyens de s’ouvrir un chemin qui ne passe pas / plus à côté de leur vie.

C’est passionnant et je fais de mon mieux pour transmettre ou en témoigner !
https://www.facebook.com/groups/RechoisirSensVie/
https://www.facebook.com/potentielshumainscoaching/videos/611598662598824/UzpfSTEwMDAyODUxNTM0OTc2MTpWSzo5ODcwNDI3MDgzNTgxOTg/

Guillemette

Guillemette

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Guillemette

Date de publication du témoignage :

RDV avec Guillemette (Paris). Avec son médecin, elle a créé une association pour mettre en relation des chercheurs et des volontaires pour répondre aux études médicales en cours.

J’ai grandi dans une famille dans laquelle l’engagement n’était pas un vain mot. On faisait la quête pour la Croix Rouge, la collecte de la Banque Alimentaire, et dès que nous avons pu, nous avons donné notre sang, nous nous sommes inscrits sur les registres du don de moelle osseuse, et du don d’organe. Bref, mes frères et sœurs et moi avons grandi dans l’idée qu’en tant que citoyens nous étions interdépendants et qu’il fallait nous engager au service d’un mieux commun.

Alors quand j’ai fait l’expérience du cancer, et que le médecin qui me suivait à l’Institut Curie, m’a expliqué les difficultés que rencontraient les chercheurs pour trouver des volontaires pour participer à leurs études, et l’idée géniale qu’avait trouvée un site américain pour y remédier, c’est tout naturellement que ce médecin et moi, nous nous sommes mis au service de ce projet. C’est ainsi que Seintinelles est né.

Avant Seintinelles, quand un chercheur travaillant sur le cancer, avait besoin de volontaires pour participer à son étude, il prenait contact avec les centres de soin et leur demandait de recruter en consultation. Or, on le sait, le temps de soin est déjà compté. Ce mode de recrutement était donc très laborieux, et le plus souvent très très lent. Et puis c’est un mode de recrutement qui ne fonctionne que pour des personnes qui sont, ou ont été, malades et qui sont encore suivies en centre de soin. Or, les chercheurs ont aussi besoin pour participer à leurs études de personnes qui ont été malades il y a longtemps, pour mesurer l’impact de la maladie sur le long terme, ou de personnes qui n’ont pas été malades, pour témoigner en tant qu’aidant ou proches, ou pour servir de point de comparaison. Pour ces populations-là, les chercheurs étaient encore plus démunis, et parfois avaient recours à l’annuaire.

L’idée de Seintinelles est de prendre le sujet dans l’autre sens : plutôt que les chercheurs passent du temps à chercher des volontaires, demandons à des malades/anciens malades/ personnes qui veulent aider, de se porter pro activement volontaires. Et c’est ce que vous pouvez faire sur le site de Seintinelles. Vous vous inscrivez en nous donnant votre adresse e-mail et quelques informations complémentaires. Vous inscrire ne vous engage à rien d’autres qu’à recevoir des e-mails.

Et nous nous vous informons ensuite, par e-mail donc, des besoins des chercheurs. Pour chaque étude nous vous informons de l’objectif de l’étude, des critères de recrutement des chercheurs et de ce qui vous sera demandé si vous participez à des études. Vous êtes alors libre de vous porter volontaire ou non, si vous correspondez aux besoins des chercheurs, étude par étude, en sachant toujours à l’avance à quoi vous vous engagez.Nous menons des études sur TOUS les cancers. Nous avons besoin d’hommes et de femmes, qui ont, ou non, été malades. Nous ne menons pas d’essai thérapeutique (donc d’étude impliquant de tester des nouveaux traitements/médicaments).

Nous sommes une communauté de 33 000 citoyens engagés, qui ont déjà pris part à plus de 30 études, et qui ont généré 35 000 participations à ces études. Pour un chercheur, un recrutement de volontaires par Seintinelles prend le plus souvent quelques jours, quand avant il prenait plusieurs mois, voire plusieurs années. Les Seintinelles permettent donc une accélération significative des processus de recherche.

Pour une Seintinelle, c’est l’opportunité de rendre son expérience directe ou indirecte de la maladie utile à tous. Rejoignez-nous.
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