Chrystelle

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Chrystelle

Date de publication du témoignage :

RDV avec Chrystelle (Sorbiers). Après un premier cancer du sein, puis une récidive, elle a créé l’association Amarose’s pour promouvoir le sport post cancer sous toutes ses formes.

J’ai 43 ans. Un premier cancer en 2012 m’a délesté de mon utérus. Heureusement, j’avais déjà trois merveilleux enfants, deux garçons et une fille. Puis en 2015, rebelote : le sein droit, puis les ganglions, et le gauche. Mastectomie bilatérale, chimiothérapie, perte de 20 kg, de mes cheveux, cils, sourcils, ongles… une métastase sur le coccyx cimentée.

Des douleurs et quinze chirurgies plus tard, un retour au sport grâce à un programme de rééducation post cancer à Rive de Gier : RECANFORT !

Depuis, et grâce aux rencontres effectuées lors de ces quatre semaines, j’ai créé l’Association  » Amarose’s  » dédiée au développement et à la promotion du sport en post cancer du sein, afin de diminuer les effets secondaires des traitements et diminuer les risques de récidives : canoë, marche nordique, gym, relaxation et pilates, sont proposés aux adhérentes, ainsi qu’un défi annuel VOGALONGA, TRAVERSEINE …. Des projets pleins la tête et l’envie de foncer, en vivant l’instant présent  » ici et maintenant ».

Infirmière puéricultrice j’ai pu reprendre un emploi à plein temps en avril 2017…et suis toujours entourée de mes acolytes de la première heure !! Mes 3 F qui se reconnaîtront. Un grand merci à toutes les personnes qui partagent mon chemin, encore et toujours…

https://www.facebook.com/kryst.amaroses
https://www.facebook.com/chrystelle.zavattin
http://www.amaroses.fr

Antoine

Antoine

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Date de publication du témoignage :

RDV avec Antoine (Aix en Provence). Après un cancer des testicules et une récidive, il se lance sur le GR20 en Corse, pour recueillir des fonds, en alliant le sport, la recherche médicale et l’écologie.

J’ai été atteint d’un cancer du testicule gauche en mars 2020, lorsque j’avais 21 ans. Ma première réaction fut d’abord de la peur. Heureusement, ma famille, mes amis et ma copine étaient là pour me soutenir. Après une orchidectomie et un bon pronostic des médecins, on a décidé de faire un suivi régulier, et de ne pas faire de traitement préventif. Malheureusement, trois mois plus tard, je me suis retrouvé avec une récidive. C’était parti pour trois cycles de chimiothérapie (BEP) avant la guérison.
J’avais décidé de ne pas me morfondre et de vivre la vie comme si tout était normal. Etant sportif depuis toujours, j’allais faire trois randonnées par semaine pendant mes traitements. Physiquement et mentalement, ça m’a beaucoup aidé. J’avais très peu d’effets secondaires à part de la fatigue et la tête qui tournait. A la fin de l’été, et donc de mon traitement, je pensais que tout était fini, et en fait non…
Des cellules cancéreuses appelées tératomes étaient bien encore présentes. Du coup, après un énorme coup de massue sur la tête, on m’annonce que je me ferais opérer en laparotomie pour un curage ganglionnaire en septembre. L’opération s’est super bien passée. J’étais enfin débarrassé de ce foutu cancer ! J’ai quand même eu une petite hospitalisation supplémentaire à faire à cause d’une occlusion intestinale qui m’a fait perdre 5kg…
Je suis considéré comme étant en « rémission » depuis la mi-août 2020, et mon premier scanner de contrôle en mars 2021 était normal ! Espérons que ça va continuer comme ça.
Depuis cette (més)aventure, j’ai décidé de vivre ma vie au maximum (bien que je le faisais déjà avant !). J’ai repris le sport à fond, j’ai commencé la photographie animalière, et je me suis lancé un projet : faire le GR20 (Grande Randonnée de Corse) en 5 jours, en mode trail. Ce projet est accompagné d’une cagnotte solidaire qui servira à financer la recherche sur le cancer et une association environnementale corse, deux sujets qui me concernent et qui me tiennent à cœur (en effet je suis étudiant en Master en Ecologie).
Je souhaite faire ce projet pour me dépasser physiquement et mentalement. Je veux aussi sensibiliser le plus de personnes sur ces deux sujets, et prouver à tout le monde qu’il est tout à fait possible de vaincre cette maladie et de reprendre une vie tout à fait normale après des traitements lourds comme la chimiothérapie.
Je mets en description le lien de la cagnotte si des personnes souhaitent participer à ce projet.

https://www.leetchi.com/c/gr20-en-5-jours…
https://www.facebook.com/GR20-en-5-jours-107016784864662/
https://www.facebook.com/GR20-en-5-jours-107016784864662/
https://www.instagram.com/antoine_fontanieu/?hl=fr

Armelle

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Armelle

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RDV avec Armelle (Sain-Bel). En rémission d’un cancer de l’ovaire, elle a créé l’association “ Ren_Être ” pour aider les adolescents et jeunes adultes à affronter au mieux la période instable de l’après cancer.

À 23 ans, j’ai appris que j’avais un cancer de l’ovaire à un stade 3. J’ai été prise en charge très rapidement par le centre Léon Bérard et le Dispositif Adolescents Jeunes Adultes atteints de cancer. J’ai eu une lourde opération puis j’ai fait un cycle de six chimiothérapies, suivi de quinze mois de chimiothérapie d’entretien.

De la pire expérience de ma vie, j’ai réussi à en tirer du positif. Pendant les traitements, j’ai avancé comme une guerrière, parce que je n’avais pas le choix. Parce que l’éducation que m’ont inculqué mes parents est celle d’une battante. Et je les remercie infiniment. Je ne pensais pas avoir de telles ressources en moi, pendant une période de tsunami comme le cancer.

Mais une fois les traitements finis, je me suis perdue. J’ai remis en question ma vie, je me suis demandée si j’étais à ma place, ce que j’allais faire, ce que j’allais devenir. On nous regarde en souriant à l’hôpital et on nous dit :  » Reprenez votre vie d’avant et oubliez-nous ! « . Alors j’ai ri, un peu jaune, en pensant à mes 45cm de cicatrice sur le ventre. J’étais heureuse d’aller bien, d’être en vie, d’avoir eu la capacité de me relever, et pourtant je savais que je ne pourrai pas tourner la page si facilement.

J’avais envie d’aider, de partager mon expérience. Je voulais vraiment ne pas avoir fait tout ça, en vain, pour oublier. Ça n’est pas toujours bien compris le post-cancer. Les aidants pensent que les traitements sont finis, la rémission est annoncée, point final. On arrête d’aller à l’hôpital. On se lève un matin, ça va mieux et voilà. En théorie, c’est ce qui devrait se passer. En pratique, c’est un peu plus compliqué…
J’ai cherché des associations qui aident les jeunes dans le post-cancer. Et je n’ai pas trouvé mon bonheur. Assez naturellement, je me suis tournée vers ce projet : j’ai monté l’association REN_ÊTRE avec Doriane, mon amie, et ma mère. Ces deux femmes connaissent trop bien les ravages d’un cancer…

REN_ÊTRE, c’est l’association qui a pour but d’aider des adolescents et des jeunes adultes dans le post-cancer. On a fait le constat que cette période de la vie instable et bancale est déjà compliquée dans un mode de vie classique. Mais rajouter une maladie lourde peut parfois avoir des effets dévastateurs sur la construction. Notre association va aider les jeunes à se reconstruire personnellement. A retrouver une connivence entre le corps et l’esprit. À se réapproprier leur nouveau corps malgré les cicatrices physiques et psychiques, par le biais d’activités.
Ce qui nous tient à cœur, c’est de partager tous ensemble nos combats, de s’entraider, de créer un lien de fraternité, de savoir que l’on n’est pas seul et qu’ensemble, on est plus fort. Et aussi, que l’on doit vivre pour ceux qui sont partis trop tôt. On se l’est promis avec Doriane.

Aujourd’hui, l’association démarre et la situation sanitaire nous fait avancer lentement. Mais n’hésitez pas à nous suivre sur les réseaux sociaux ou à nous contacter par e-mail si vous souhaitez d’autres informations.
Nous avons hâte de tout vous raconter et surtout, de vous rencontrer !

https://www.facebook.com/renetreapresuncancer
https://www.instagram.com/ren_etre.postcancer/
ren_etre@outlook.fr

Laura

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Laura

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RDV avec Laura (Cognac). Atteinte d’un lymphome, elle se projette dans une nouvelle vie professionnelle et espère retrouver de l’empathie pour celles et ceux qui l’entourent.

​J’ai 26 ans. Après des années ponctuées de galères plus ou moins graves, je pensais, depuis deux ans, que j’en avais enfin fini. C’était loin d’être le cas.
Je suis responsable d’animation en village vacances. J’adore mon métier, j’adore ce que je fais : faire en sorte que mes vacanciers passent de bonnes vacances, qu’ils aient des étoiles dans les yeux en rentrant chez eux, leur faire découvrir plein de choses, les faire rire… Bref, avoir un petit impact sur eux et qu’ils ne m’oublient pas. En revanche, j’ai toujours eu un problème avec les équipes que j’ai eues : soit de jeunes animateurs qui pensaient savoir tout mieux que tout le monde, soit de plus vieux qui n’acceptaient pas d’être sous la direction d’une fille plus jeune. Et j’ai eu trois saisons très très compliquées moralement.
C’est pourquoi, début août 2020, je décide de rompre mon contrat et de rentrer chez moi, en faisant un détour par chez mes parents, puisque ma sœur y est arrivée elle aussi le jour même. C’est quelques jours plus tard que j’ai appris la présence d’une tumeur au médiastin. Et une semaine après, le nom de lymphome était posé.
J’ai donc décidé, d’un commun accord avec mon compagnon et mes parents, de rester vivre chez ces derniers pour y être soignée. Premier changement de vie.
Pendant les chimios, qui étaient très dures, j’ai eu grand temps de réfléchir. Et si c’était ces dernières situations qui m’avaient rendue malade ? Si c’était le stress et les angoisses d’aller travailler ? Deuxième changement.
Je savais déjà depuis septembre que c’était fini. L’animation ne serait plus pour moi qu’un souvenir, déjà pour ces raisons, mais aussi parce que je savais que mon corps ne supporterait plus ce train de vie.
Durant les traitements, alors que j’avais l’une des chimios les plus agressives, je suis restée « sage ». Je suis pourtant l’une des filles les plus douillettes qu’il soit. Et pourtant, je me suis très peu plainte. C’est ma mère qui me l’a affirmé, elle qui avait « peur » de ça.

Aujourd’hui, en février 2021 je ne suis toujours pas en rémission et j’attends un traitement dit « révolutionnaire » qui pourrait enfin mettre le mot « rémission » en lumière. Je suis toujours déterminée à ne pas reprendre le métier que je faisais avec passion, même si beaucoup de mes anciens vacanciers m’attendent avec impatience.
Ayant toujours été passionnée de maquillage, je compte me reconvertir quelques mois, quelques années, après la rémission. C’est un challenge : reprendre l’école à 27 ans passés, et je me pose toujours beaucoup de questions là-dessus. Est-ce une bonne idée ? Est-ce que je serai douée ?
Dans tous les cas, le cancer m’a ouvert les yeux. Ouvert les yeux sur ce qui était important. Ne plus se plaindre pour n’importe quoi. Relativiser face à ce qui nous entoure : il y a plus grave et il y aura toujours plus grave que soi. J’ai, en revanche, moins d’empathie. Je ne supporte plus les petites plaintes de mes proches ou même des inconnus. Cela m’agace et me met de mauvaise humeur pour la journée. J’espère que cela s’apaisera avec le temps…

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Sandrine

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Sandrine

Date de publication du témoignage :

RDV avec Sandrine (Paris). Après un cancer du sein et une récidive, elle n’a qu’un conseil à donner : Marchez, nagez, courez, pédalez, dansez, … Faites ce que vous aimez, mais surtout bougez !

Mon grand-père (le papa de ma maman) et ma maman ont tous les deux étés atteints d’un cancer du sein. Mon grand-père en 1982 et ma maman en 2005. Tous les deux ont été soignés. Depuis, ma sœur et moi sommes suivies de près.

Pourtant, c’est complètement par hasard, en touchant mon sein un soir du mois de juin 2017, que je sens une boule dure sous mon sein droit. Compte tenu de mes antécédents familiaux, les examens se sont vite enchainés. Ils ont rapidement révélé un cancer du sein triple négatif inflammatoire. La tumeur mesurait 5,5cm… J’ai débuté les traitements par seize séances de chimio, pour diminuer la grosseur de la tumeur, puis une ablation de mon sein droit et de la chaine ganglionnaire et enfin vingt-cinq séances de radiothérapie.

J’ai relativement bien vécu cette épreuve, dans le sens où j’ai eu la chance de subir très peu d’effets secondaires. Le plus difficile pour moi a été la perte puis la repousse des cheveux. Je tenais à les refaire pousser « comme avant ». Mais ça ne marche pas comme ça…

J’ai finalement accepté de garder une coupe courte quand en juillet 2020, soit trois ans après mon premier cancer, et alors que je venais tout juste de changer de poste dans mon entreprise, je sens une boule dans mon sein gauche.

Je suis rapidement prise en charge. L’analyse de l’ablation de mon deuxième sein révèlera une toute petite tumeur triple négative. Dans ce cas, la chimio n’est pas recommandée. C’était complètement inespéré mais je suis libérée !

Pourtant un mois après, quelque chose me brûle sous mon aisselle, à l’endroit même où mon chirurgien a enlevé les trois premiers ganglions (ganglion sentinelle) un mois auparavant. Les médecins sont unanimes : il ne peut s’agir que d’une complication (inflammation ou d’un œdème) post opératoire. Ils réalisent une biopsie qui révèle : une tumeur dans un ganglion !!!

Je suis à nouveau opérée en novembre 2020 : curage axillaire. Cette fois, c’est sûr, je dois repasser par la case chimio et radiothérapie.

Je suis actuellement en cours de chimiothérapie.
Je vie cette deuxième épreuve plus difficilement que la première fois. La fatigue, le moral, les globules blancs/rouges… c’est un peu la fête. Mais heureusement, le traitement ne me rend pas « malade ».

Par contre, je suis confiante. Je sais que mon corps est costaud et qu’il est capable de supporter les traitements. J’ai fait beaucoup de course à pied en compétition avant de tomber malade. J’ai l’esprit de compétition. Aujourd’hui je ne cours plus, car les traitements sollicitent le cœur et me fatiguent, mais je marche beaucoup et tous les jours. Le fait d’avoir été sportive dans le passé m’aide aujourd’hui à combattre la maladie et à contrer les effets secondaires. J’en ai la certitude.

Alors, si j’ai un conseil à donner, en plus de REGULIEREMENT palper vos seins pour bien les connaître, faites du sport ! Marchez, nagez, courez, pédalez, dansez, … Faites ce que vous aimez, mais surtout bougez !

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