Marielle

Marielle

Marielle

Date de publication du témoignage :

RDV avec Marielle (Bordeaux). Elle nous partage son histoire avec le cancer : le bénéfice des soins de support, vivre avec un handicap invisible et entreprendre de nouvelles aventures professionnelles.

Le cancer m’a percutée à 50 ans, en même temps que la ménopause, et en plein arrêt maladie pour bore-out. C’était en 2017, au cours du dépistage organisé pour les femmes de 50 à 74 ans.

Ma vie bascule. À l’annonce, 18 mois sont requis pour soigner ce cancer du sein très agressif.

Je me sens enfin légitime à m’arrêter et à m’occuper de moi.

Je vois davantage ce temps pour moi que les traitements à venir. Ma vie est désormais rythmée par l’hôpital, le protocole, les rendez-vous médicaux.

Ce qui m’a aidée pendant les traitements, c’est de ne pas être seule et de rencontrer des femmes qui vivent la même chose que moi. À la Maison Rose Up de Bordeaux, je noue des amitiés, participe à des ateliers pour préparer radiothérapie, chimiothérapie, immunothérapie.

Je teste les ateliers d’écriture, de maquillage, le yoga, les massages, les shootings photos… et un atelier pour préparer le retour à l’emploi, Rose Coaching Emploi.

Ce lieu bienveillant m’apaise et me ressource. Ces soins de supports me permettent de mettre de la chaleur dans la difficulté du parcours de soins.

Ma vie a totalement changé. J’ai osé me battre contre les institutions et écouter mon corps et mes besoins. Après de nombreuses épreuves, deuils, divorce, burn-out et cancer, je suis épuisée. Je ne supporte plus aucun stress, j’ai des troubles cognitifs (mémoire, concentration, planification) dus aux traitements. J’ai perdu l’audition et dois être appareillée. Cela s’ajoute aux problèmes de santé que j’ai déjà : thyroïdite de Hashimoto, asthme.

Je me sens alors incapable de reprendre mon travail, incapable de trouver un autre travail salarié. Heureusement, l’invalidité me permet de me reconstruire avec une sécurité pour moi, la maman solo. Je profite de ce temps pour m’occuper de moi, me chouchouter. Je me repose beaucoup. Je respecte mon nouveau rythme, j’apprends à vivre plus lentement, ce qui va à l’encontre d’une société trop rapide.

J’écoute les signaux de mon corps. Les ignorer si longtemps m’a coûté ma santé. Je prends le temps qu’il me faut. Je me sens toujours en décalage avec les autres car j’ai l’air « normale », comme avant. Mon handicap est invisible. Je fais avec mon énergie d’aujourd’hui, sans prévoir trop de rendez-vous dans mon agenda, en me reposant après une activité, une rencontre.

La vie reprend doucement. Je tombe en dépression, l’après cancer est compliqué. Puis je me relève. Je deviens mannequin sénior et je suis fière de cette facette de moi ! J’aime jouer avec l’objectif des photographes, c’est joyeux et la photo restaure mon image abîmée.

Je me forme au coaching en style, car le vêtement m’aide à me reconnecter à mon moi profond. La douceur d’un pull en cachemire, la structure et le tombé d’une combinaison pantalon bleu marine, l’or d’un collier talisman, la finesse d’un soulier à brides bleu roi… mes habits me soutiennent, sont un cocon, ils me mettent en valeur.

Aujourd’hui j’ai créé mon auto-entreprise pour aider les femmes, pendant et après une épreuve, à se réconcilier avec leur féminité. J’adore voir les femmes se révéler, oser être elles. Le cancer a été une fabuleuse opportunité de changer de vie !

👉 https://www.instagram.com/mariellecardeilhac/

Sandrine

Sandrine

Sandrine

Date de publication du témoignage :

RDV avec Sandrine (Martigues). Après une reconstruction « ratée », elle a créé une association. 

Mon truc en plus … un sein en moins

Le cancer m’a pris mon sein .
On a dû lui couper la tête et j’ai bien cru perdre la mienne.
Vous êtes-vous demandé ce que vous feriez avec un sein ?
Le reconstruire ?
Le remplacer ?
Ou l’assumer ?
Parce qu’on m’a imposé une reconstruction,, parce que j’ai cédé à la pression sociale, aujourd’hui je suis handicapée.
La reconstruction m’a saccagée, je suis en invalidité.
Il a fallu se relever , se réinventer, trouver un sens à ma vie.
Après une dépression, le temps d’accepter, le temps pour m’apprécier, j’ai décidé de créer mon association, l’amie zone en Amazone.
J’aide les femmes touchées par le cancer à se reconstruire.
J’offre des shootings photos , des journées bien-être pour leur permettre de s’accepter, avec ou sans cheveux, avec ou sans sein .
Leur donner de l’espoir d’une vie après la maladie .
Parce qu’unique est tellement mieux que parfaite.
 

Laetitia

Laetitia

Laetitia

Date de publication du témoignage :

RDV avec Laetitia (Narbonne). Après son cancer du sein, elle a testé de nombreuses formules pour élaborer un sérum d’aide à la repousse des cheveux, désormais commercialisé.

Je reprends mon histoire où elle a commencé : en 2015, lors d’un rendez-vous, on m’annonce que j’ai un cancer hormonodépendant. Je l’ai bien pris…, j’étais bien. J’ai écouté les médecins et le protocole : chimiothérapie et radiothérapie, puis hormonothérapie. On les écoute et on avance.
Ensuite, tout s’est enchaîné. On n’a pas le temps de dire ouf. J’ai coupé mes cheveux au fur et à mesure. Cela me faisait tellement bizarre…, car pour moi on m’enlevait ma féminité. Avec mes enfants, on a pris ça à la « rigolade ». Je suis passée d’« Einstein » à « Mr Propre » ! Et oui il fallait en rire : pour moi, c’était ma thérapie. Les traitements se sont terminés.
Et là, plus de cheveux. On attend, et l’attente pour moi était très très longue… Alors j’ai fait des recherches pour trouver une solution, car les médecins n’ont pas de remède pour la repousse de cheveux.
On nous parle beaucoup de ricin. Alors j’ai cherché, j’ai testé, j’ai essayé différentes combinaisons d’huiles, etc…
Et au bout de plusieurs mois d’essais, je suis tombée sur quelque chose de génial, qui en un an m’a permis de récupérer un bon carré sous le menton, naturellement, sans huile essentielle et sans produit chimique.
Aujourd’hui, nous sommes en 2023, et plus de 1000 personnes ont testé mon « sérum fabuleux », et ont eu des résultats probants, après un traitement de chimio, mais aussi des personnes ayant une alopécie, une pelade, mais aussi pour nourrir vos cheveux etc…
Mon souhait, c’est d’aider toutes les personnes qui perdent leurs cheveux pour X raisons. Je ne trouve pas ça normal qu’il y ait des médicaments qui « pourrissent » la vie et rien pour y remédier. C’est sûr que cela n’est pas rentable pour la société…
Je me suis alors entourée d’une chimiste pour préparer mon “Sérum Fabuleux” en laboratoire.
Maintenant il est disponible en pharmacie, parapharmacie, coiffeur et aussi sur le site internet. Je suis heureuse d’avoir réussi à en arriver là.
Bien entourée, cela a fonctionné.
Mon objectif : vous aider à reprendre confiance !!
Et je remercie toutes les personnes qui me suivent et m’ont fait confiance!!!

www.epa-temps.com
https://www.instagram.com/epa_temps/
https://www.facebook.com/repoussecheveu

Angélique

Angélique

Angélique

Date de publication du témoignage :

RDV avec Angélique (Nice). Après son cancer du sein, elle a créé une ligne de lingerie.

Je suis une chef d’entreprise créative et dynamique. C’est une histoire de femme qui m’a menée à lancer une ligne de lingerie confortable et féminine, une ligne destinée aux femmes ayant eu un cancer du sein, une mastectomie, une chirurgie reconstructrice ou même à celles ne supportant plus la lingerie classique avec armatures… Cette lingerie est à retrouver sur www.coeur-de-lys.com.

 

Une idée que je tiens finalement de ma propre expérience. Atteinte d’un cancer du sein en 2012 et après plusieurs mois de combat, je me suis en effet rapidement rendu compte que renouer avec la féminité est une véritable mise à l’épreuve.

 

Bénévole pour La Ligue Contre le Cancer (06), je transmets un message essentiel aux malades que je rencontre : « Il y a une vie après le cancer ! » Et une vie de femme, surtout. Des femmes qui ont elles aussi le droit de se sentir belles, malgré la maladie.
Coeur de Lys associe donc la coquetterie des dessous féminins à la praticité et au confort dont ces femmes ont besoin… Ce n’est pas évident de trouver des sous-vêtements jolis et surtout qui ne blessent pas. Après de multiples opérations, la peau est fragilisée, les cicatrices douloureuses. Les dessous habituels grattent, gênent et sont souvent insupportables.

https://www.instagram.com/coeurdelyslingerie/
https://www.facebook.com/angelique.derocquigny/
https://www.facebook.com/profile.php?id=100063563272322

Delphine

Delphine

Delphine

Date de publication du témoignage :

RDV avec Delphine (Toulouse). Elle vient de créer un site solidaire d’achat, de vente et de dons de secondes mains pour aider à traverser la maladie à petits prix.

J’ai 41 ans et je suis maman de 2 petits garçons.
J’ai été atteinte d’un cancer du sein triple négatif avec mutation génétique en août 2020.
Touchée par les dépenses liées au bien-être de la personne en traitement (bonnets, foulards, perruques, prothèses, sous-vêtements, livres…), je crée Crabette, un site solidaire d’achat, de vente et de dons de secondes mains pour aider à traverser la maladie à petits prix.
Crabette est un projet engagé. Je reverserai 10% des bénéfices à la recherche contre le cancer.
Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont permis de lancer Crabette.
Aujourd’hui, grâce à vous, cette chaine solidaire existe, pour que tous les anciens malades puissent revendre à petits prix tous leurs accessoires à ceux qui en ont désormais besoin.

www.crabette.fr