Marie-Paul

Marie-Paul

Marie-Paul

Date de publication du témoignage :

RDV avec Marie-Paul (Metz). Actuellement en rémission, elle a publié un livre « Mon cancer du sein ».​

C’est en Mai 2020 que je découvre à mon réveil une masse dans mon sein gauche. Après divers examens, on m’informe que je suis atteinte d’un cancer HER2+++. Le protocole tombe : chimiothérapie néo-adjuvante, immunothérapie, opération, radiothérapie et hormonothérapie. C’est un séisme intérieur.
La perte de mes cheveux a été un choc mais il fallait foncer. J’ai mis quelques jours à digérer la nouvelle et ensuite j’ai réussi à positiver tout le long de ce parcours. Pourtant, je ne suis pas du genre optimiste mais j’ai trouvé en moi cette force qui m’a permis d’avancer.
Ne perdez jamais espoir… Je suis actuellement en rémission. Mes prochains examens approchent mais je ne m’inquiète pas. On verra bien à ce moment-là. Il faut savoir savourer chaque instant que la vie nous offre. Un seul mot : positiver.

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Agnès

Agnès

Agnès

Date de publication du témoignage :

RDV avec Agnès (Bagnères de Bigorre – Toulouse). Elle a complétement revu son mode de fonctionnement depuis la maladie, en privilégiant la vie au jour au jour, et se lancer dans de multiples projets !

Un mois avant l’opération de décembre 2019 et après, je me suis prise en mains seule, ne pouvant compter que sur moi, mon mari étant « ailleurs » le plus souvent. Même quand il venait me voir à l’hôpital, il passait son temps sur le téléphone. Dur à vivre. Alors, j’ai décidé de changer. J’ai marché en solitaire, beaucoup, fait du ski seule, même si le médecin me l’avait déconseillé, et j’ai travaillé sur mon mental, c’est mon métier, pour que la bête disparaisse totalement. J’ai fui les personnes qui m’étaient toxiques, dans la mesure du possible et je me suis plus occupée de moi, vécu selon mes désirs et construis mes rêves. Pour le moment, je vis dans un mobil home face au Pic du Midi et c’est vivifiant.
Durant la radiothérapie, j’ai dû arrêter mon travail et ensuite j’ai continué à vivre en colocation avec mon futur ex-mari qui dépensait sans compter pour l’autre et moi qui serrais la vis. Dur à vivre ! Ma dernière séance fut la veille du confinement, pas de chimio me confirme le médecin, ouf. Une chance d’avoir été prise à temps, merci le dépistage ! Je le crie haut et fort autour de moi de faire ses mammographies régulièrement. Et merci mes exercices mentaux que j’ai continués, ainsi que le ski, la marche en montagne et la voile que je pratique quand je veux maintenant. Anticiper, accepter, s’adapter et se faire plaisir, voilà ce que j’applique en tout et qu’il faut appliquer pour rester serein.e. Je vis au jour le jour sans me poser trop de questions. Vivre ses passions et construire ses rêves est la meilleure des thérapies.
Faisant de la voile depuis plus de 30 ans, j’en rêvais depuis des années et je l’ai fait en novembre dernier : traverser l’Atlantique en voilier. Une belle réflexion sur ma vie et mon chemin durant cette période off. Aujourd’hui, je me forme à l’écriture pour partager mon savoir sur les comportements humains, via un roman, pour aider les personnes à être mieux, quelles que soient les difficultés rencontrées. Je construis également un grand projet pour démontrer que, quel que soit l’âge, qu’on soit une femme, qu’on ait eu un cancer, qu’on soit chef d’entreprise, on peut y arriver et avancer. Je veux donner de l’espoir et du courage pour celles et ceux qui traversent des moments difficiles.

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Tina

Tina

Tina

Date de publication du témoignage :

RDV avec Tina (Canada). Sans seins et sans cheveux, elle a créé un compte Instagram pour partager tout ce qu’elle adore et qui la rend toujours aussi féminine. Différente, mais féminine.

My name is Tina Martel. I am an artist, an author and a full-time Fine Arts professor. I was thoroughly enjoying my life and my career when the bottom dropped out of my world. In 2011, I had my first breast cancer diagnosis. It was my right breast, stage 2B and required a lumpectomy with total removal of the lymph nodes in that arm, followed by extensive chemo and radiation. It took a year out of my life. I even wrote and illustrated a book about it called Not in the Pink, challenging the prevalent pink culture. I thought, well, that was awful, but I am done. Except I wasn’t.
In 2015, I had a second diagnosis in my left breast. It was an early stage but I decided to investigate a double mastectomy with reconstruction. In the end, I elected for another lumpectomy and more radiation.
In the ensuing several years I had countless mammograms, ultrasounds, biopsies and scans. After one too many scares I said “enough” I want them removed. My oncologist was completely on board. He could not figure out why the multiple diagnosis and he also saw what it was doing to my mental health. This time I seriously dived into my options. I wanted to know what real women were saying about their experiences, not just the medical opinions. I found several FaceBook groups where women were having frank discussions about the darker side of reconstruction. After seeing images and hearing stories I made the decision to move forward without. I apologized to my breasts and explained to them “you tried to kill me and you have to go”. I simply wanted to heal and be healthy. In December of 2019 I had a double mastectomy with an aesthetic flat closure.
My surgeon did tell me repeatedly I would change my mind as I would not be happy. Frankly, I wasn’t happy with any of this but I don’t remember being asked if I wished to have cancer. Interestingly, at my last follow up appointment he told me I had made a good choice as there were many problems associated with implants.
Unfortunately, I was one of those women whose hair did not return after chemo. It was patchy, thin and had little resemblance to what it was before. I buzzed it, thinking at least I could be edgy and make it seem like it was a choice. Now I had two strikes against me: no hair and no breasts. Not exactly a recipe for feeling feminine in a society that worships long hair and large breasts.
I did what anyone would do – I started an Instagram account. I love dresses, makeup, jewelry and SHOES. I really didn’t understand why I should change any of that. I kept being who I was and dressing like I did before. Do I feel less feminine? No. I feel different but not less. I also had the idea that if I could help even one woman feel better about her body I would have accomplished something. My account focuses on flat fashion, survivorship and living flat in general. I have made it my mission to be visible. We need to be seen. We need information regarding the choices available. You can choose whichever is right one for you but be sure you do it from a point of knowledge. You need all the facts.
One on eight…

Instagram: not_in_the_pink
https://notinthepink.ca

Tatiana

Tatiana

Tatiana

Date de publication du témoignage :

RDV avec Tatiana (Tunis / Paris). Marathonienne depuis quelques mois, elle s’est fixée de nouveaux objectifs pour devenir « la meilleure version d’elle-même ».

À l’annonce, pendant et après la maladie, le NOUS est essentiel c’est une équipe, une famille qui rentre sur le ring ! Nous avons radicalement changé notre vie. Nous avons changé notre régime alimentaire ; nous avons professionnalisé nos séances de sport en nous fixant des challenges.
Et nous nous sommes recentrés sur l’essentiel : nous, notre famille, notre couple, notre bien-être, notre bulle de bonheur et le sport qui occupe une bonne partie de notre vie.
J’ai eu la chance d’avoir un employeur, un patron, qui m’a soutenue, ce qui m’a permis de me consacrer à 100% à ma guérison et à ma famille.
J’ai appris à prendre du recul et de la hauteur ! Ayant un quotient émotionnel élevé, je suis extrêmement sensible et j’ai dû apprendre à composer avec mes émotions en les accueillant, mais en leur donnant la place qu’elles méritent, ni trop peu, ni exagérément, afin de me protéger… Mes différentes lectures m’y ont beaucoup aidée, l’écriture a été également un exutoire que je conseille vivement et enfin la pratique d’une activité sportive est essentielle.
Il faut profiter pleinement de l’instant présent, sans nous rappeler le passé et sans nous soucier du futur, ce n’est pas toujours simple, mais c’est un merveilleux moyen d’être en accord avec soi, avec le temps et les autres.
Je ne garde en tête que les succès, car après l’échec vient forcément le succès pour qui sait rebondir, donc même si le protocole n’est pas simple, il est là pour nous accompagner sur le chemin de la guérison. La perte de cheveux a été compliquée mais elle aura eu le mérite de m’apprendre à m’apprécier, à m’accepter sans artifice, et c’est un merveilleux cadeau que la vie m’a fait !
Je n’ai jamais cessé de croire en la vie, et j’ai continué à pratiquer de façon régulière du sport, spécifiquement la course à pied, en intégrant aussi une routine de renforcement, et je peux vous dire que cela a été l’un des meilleurs médicaments qu’il soit.
Le chemin parcouru est à la fois immense, et pourtant il me reste tant à faire !
Je me suis fait la promesse de me développer personnellement, car je mérite un chemin de vie lumineux, malgré les embûches, et je souhaite aussi élever mes enfants à avoir foi en la vie, et à ce qu’ils se battent pour leurs rêves !
Personnellement, je me suis fixé des objectifs que j’ai notés sur une feuille et agrémenté de couleurs de formes diverses et variées, puis que j’ai affiché dans mon bureau, afin de me rappeler régulièrement les engagements que j’ai pris avec moi-même.
D’ailleurs je suis fière d’avoir réalisé ce premier objectif avec ma moitié, mon autre, ma vie, mon mari, puisque nous sommes devenus Marathoniens en novembre 2021, avec un arrêt du protocole en avril 2021 et le démarrage de notre plan d’entraînement en juillet 2021, donc autant vous dire que nous n’avons pas chômé !
D’autres objectifs m’attendent ,et je travaille sur deux d’entre eux, ce qui me donne l’envie et la volonté de me dépasser, pour devenir une meilleure version de moi.


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Karine

Karine

Karine

Date de publication du témoignage :

RDV avec Karine (Toulouse). Touchée par le cancer, puis son papa, son mari, sa fille… Elle se lance dans un défi sportif pour récolter des fonds et faire avancer la recherche.

Moi c’est Karine avec un, même deux K : mon initiale et celui du cancer pour mes 41 ans. Un cancer du sein triple négatif découvert en décembre 2017. Pour y faire face, tumorectomie, chimiothérapie et radiothérapie. Mais surtout, un mari et trois enfants qui seront mon oxygène, ma joie, ma raison de vivre, mon soutien, mon meilleur traitement : l’amour face à la maladie. Neuf mois de traitements puis trois ans pour me relever sur tous les plans : psychologique, physique et professionnel.
Je n’ai jamais été une guerrière, ni forte, ni courageuse, ni en colère, ça n’a jamais été un combat… Je n’aime pas ce discours et ne m’y retrouve pas… J’ai fait face, c’est tout ! On peut aussi s’en sortir comme ça, sans être une warrior. Je ne suis pas plus forte qu’avant, au contraire j’ai révélé ma fragilité, mon hypersensibilité et je suis très bien comme ça.
J’avais peur de mourir, aujourd’hui je suis heureuse de vivre. J’étais timide, du genre à m’effacer, aujourd’hui j’ose. Je gérais, supportais et encaissais tout, aujourd’hui je sais me poser ou demander de l’aide. J’étais aide-soignante, je suis depuis quelques mois AESH dans une école. J’étais heureuse et comblée, aujourd’hui je lui suis encore plus, je sais la chance que j’ai d’être en vie, savoure les petits comme les grands moments, profite de chaque minute avec le sourire… Je vis pleinement, voilà tout.
Pour compléter notre histoire… Mon papa aura lui aussi deux K, mais les deux pour le cancer : la prostate en 2016, pour lequel il sera en rémission, puis l’estomac en 2020. Malgré son envie de vivre, le soutien de toute sa famille, son courage pour faire face, il nous quittera en août 2020. Il me manque tellement chaque jour. Il était le plus fort, le plus courageux, s’est accroché de toutes ses forces à la vie, un homme avec un cœur immense, gentil envers tous mais il n’a pas eu autant de chance que moi face au cancer.
«Le K et nous» aurait pu s’arrêter là, mais non ! Janvier 2021, mon mari, 43 ans, cancer très rare, de bas grade de la parotide (glande salivaire). Malgré de multiples examens rassurants pour savoir ce qu’était cette boule grossissante et douloureuse derrière son oreille, le verdict tombe après l’opération et l’analyse. Radiothérapie et malgré les difficultés et les effets secondaires, il fait face, et nous avec lui. Il est aujourd’hui sous surveillance et en rémission.
«Le K et nous» FIN? Non. Ma fille 20 ans à peine ! Elle aussi une petite boule derrière son oreille et ce cancer si rare qu’a eu mon mari…elle l’aura aussi ! Une chose inimaginable, un chirurgien ORL ne verra surement que deux fois ce cancer dans une carrière ! Pourtant les résultats d’examens étaient rassurants, comme l’analyse au bloc lors de la première opération mais l’ANAPAT révélera un cancer de bas grade. Deuxième opération pour lui enlever la totalité de la glande et après nouvelle analyse des tissus, pas besoin de traitement supplémentaire mais surveillance régulière, un soulagement même si c’est dur pour elle psychologiquement et pour nous.
En point final, nous voulons faire quelque chose ensemble, à notre niveau. Après réflexion, on se lance en avril prochain dans un défi sportif avec ma petite dernière pour récolter des fonds pour le cancer et le diabète (maladie déclarée par mon fils pendant cette période), pour continuer d’avancer, pour être actifs, pour en faire quelque chose, pour VIVRE.

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