Anne-Marie

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Anne-Marie

Date de publication du témoignage :

RDV avec Anne-Marie (Le Bosc-Roger-en Roumois – 27). Elle organise chaque année le Bosrou’mois Rose, un évènement sportif, solidaire et participatif autour du cancer du sein.

Je suis une mutante…

Mon histoire démarre ici : un héritage familial transmis par mon étoile, ma maman, triste victime du cancer du sein. A l’époque, je ne savais pas que c’était une histoire de famille.
J’ai vécu mon adolescence et mes débuts de femme sans réellement comprendre l’importance qu’aurait ce fléau dans ma vie… En 1996, tu t’en vas rejoindre les anges. Je n’ai que 24 ans et je viens de donner la vie. Je reste marquée et cette première cicatrice invisible me consume tout au long de ces années qui passent… Mais je suis une fonceuse et je construis ma vie en respectant tout ce que tu m’as appris : la bienveillance, le courage et la volonté.
Puis, je rencontre Krystel. Nous avons 37 ans toutes les deux et partageons une passion commune pour le body karaté. Elle tombe malade, et sa descente aux enfers me brûle au fer rouge. Je reste là, du mieux que je peux, et je lui souris. Elle s’éteint et je pleure. J’enfouis mes angoisses encore plus profondément. Cette épée de Damoclès ne me quittera plus.

A partir de ce moment, le rose commence à embellir ma vie…Je suis une toile vierge qui découvre cette couleur et toutes ces nuances. Je deviens une bénévole des mouvements Octobre Rose autour de chez moi. Et cela me plait : se sentir utile et faire reculer cette maladie. Parallèlement, je continue mon travail : je suis formatrice en commerce, management et communication. Je suis également présidente d’une association sportive de body karaté et l’une des coachs.
En 2015, après quelques tests, on m’annonce ma mutation génétique : je suis porteuse du BRCA1. Tu sais, ce gène qui augmente le risque d’avoir un cancer du sein et des ovaires. Le cours de ma vie bascule définitivement. Que vais transmettre à mes enfants, à ma fille ? Je suis la première de ma grande famille, l’oiseau de mauvaise augure ! Je choisis la vie, je laisse derrière moi, mes seins et mes ovaires.

Je me crois sauvée. Mon sang se colore de rose jour après jour et je milite davantage. Je deviens une combattante en juillet 2016, à l’annonce de mon cancer du sein. Comment cela a pu se produire alors que j’avais mis toutes les chances de mon côté… ? Personne ne le sait !
Je décide donc de me battre contre la maladie et de mener mon propre événement, appuyée par l’ensemble des 70 adhérentes de mon association : Le Bosrou’mois Rose, dans mon village, entourée de tous les gens qui me soutiennent. L’objectif est de faire venir les grands hôpitaux dans mon petit village et rassembler tout le monde autour de cet événement.

Depuis nous avons reversé plus de 45 000€ en trois ans à des institutions locales associatives et médicales, dont le Centre de lutte contre le cancer HENRI BECQUEREL. Je mène de front mon activité professionnelle et mes activités bénévoles, même pendant les traitements.
La première édition est née en octobre 2017, colorée à mon image et j’ai vaincu la maladie… Aujourd’hui, je suis toujours en rémission, mais la quatrième édition va voir le jour. Je reste très engagée et teinte ma vie de rose. Je me déplace dès que je le peux pour sensibiliser, alerter et échanger sur cette épreuve.
Actuellement en pleine reconstruction et après plus de douze interventions chirurgicales, je suis une résiliente. J’ai des projets plein la tête et je dessine à l’encre rose le sens que je veux donner à ma vie.

https://www.helloasso.com/…/administ…/vendre-des-billets
https://www.facebook.com/Le-Bosroumois-Rose-754155631423195
https://www.facebook.com/BodyKCo-505513032885367

Pascale

Pascale

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Pascale

Date de publication du témoignage :

RDV avec Pascale (La Buisse – 38). Elle a créé des vêtements asymétriques pour mettre en valeur le corps des amazones.

Je suis artiste-auteur mais aussi amoureuse et maman, vaillante et fragile, avec l’envie intarissable de continuer à grandir et à donner.

Mon parcours, comme tant d’autres, est marqué au scalpel par une hémi-mastectomie, faisant définitivement passer mon bonnet gauche du 95C au 90A… et maintenant…comment faire face au changement ? Pour apprivoiser mes cicatrices, j’ai fait ce que j’ai toujours fait : de la peinture. J’ai peint et dessiné les amazones et j’ai vu la beauté et la sensualité de ces corps de femmes. Je les ai habillés de sous-vêtements et de maillots… et l’évidence est apparue, ces maillots il faut les faire pour de vrai !

Un rêve devenu réalité grâce à Valérie Blondeau, avec qui j’ai cofondé l’association Complètement Femme, en 2019. Cette association regroupe des amazones, c’est à dire que nous avons vécu l’ablation d’un ou deux seins. Elle œuvre à mettre en valeur notre image et à nous sentir bien et libres de bouger, sans prothèse.
Comme toutes les femmes, nous avons besoin de nous habiller.

Actuellement, les hauts de sport et de bain prévoient un emplacement pour glisser une prothèse et ne sont pas pensés pour les corps asymétriques.
C’est pour cela que nous avons imaginé des brassières multisports et des maillots une pièce, à porter sans prothèse.
Des textiles « faits pour nous et qui nous mettent en valeur », confortables, avec un bon maintien, à porter sans craindre que sa prothèse ne glisse… mais aussi très féminins car après une mastectomie nous restons femmes, «Complètement Femme ».

Aujourd’hui j’ai envie de dire « C my new me » : je suis devenue amazone et malgré les épreuves je suis bien dans ma peau, heureuse d’être là, avec vous.

https://completementfemme.wixsite.com/website
https://www.facebook.com/Compl%C3%A8tement-FEMME-laudace-d%C3%AAtre-enti%C3%A8re-apr%C3%A8s-une-mastectomie-528924137511354

Michelle

Michelle

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Michelle

Date de publication du témoignage :

RDV avec Michelle (Sherbrooke – Canada). Atteinte d’un cancer incurable, elle a créé un blog pour partager son expérience, mais également ses rêves, ses déceptions…

Profitez de chaque moment…
Pendant des années, j’ai été une source de référence pour ceux qui cherchaient de l’inspiration, de l’aide ou des conseils.
Mère de deux enfants, éducatrice en milieu scolaire, instructeur en équitation classique, amoureuse de la nature, j’ai eu une belle vie jusqu’à ce que la maladie me frappe en 2015.

J’ai commencé à écrire à propos de mes passions, mes pensées et mon vécu.


J’ai fondé  »www.lebleudesesyeux.com » pour partager mon histoire sous forme de blog, mes réussites, mes échecs, mes rêves et surtout, mon expérience en milieu hospitalier face au cancer.
Un parcours difficile mais très enrichissant.
J’aurais aimé avoir une vie plus simple. Mais on ne peut pas toujours choisir la direction de notre voyage.
 Certaines choses nous appartiennent, d’autres nous tombent dessus sans que l’on puisse y faire quoi que ce soit.
Une leçon que j’ai apprise : ne jamais rien prendre pour acquis dans la vie…

Prenez le temps d’explorer le blog. Il n’est pas parfait, comme moi. Bonne lecture…et merci de l’attention que vous portez à mon passage dans cette vie. Ça me touche beaucoup.

www.lebleudesesyeux.com
https://www.facebook.com/lebleudesesyeux

 

Jérôme

Jérôme

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Jérôme

Date de publication du témoignage :

RDV avec Jérôme (Vaires sur Marne – 77). Pour tordre le coup à la réalité rendre sa colère constructive, il dessine sur le cancer du sein de sa femme et ses récidives.

Il y a six ans, ma femme a eu un cancer du sein et pendant un an, sans m’en rendre compte, j’ai cessé de dessiner. Nous étions deux. On était devenu trois.
Une vie ne suffit pas pour être en colère, alors il a bien fallu rendre cette colère constructive.

Sans trop y réfléchir, ça s’est imposé : le trait allait (devoir) tout raconter, tout violenter. J’ai repris mon crayon. Les premiers dessins ont été laborieux et maladroits. Je ne savais pas si je devais rester dans la réalité ou non, si je voulais vraiment en faire un témoignage précis, méthodique, clinique. Et puis non, il fallait que ça nous ressemble : tordre le coup à la réalité à grand coup de surréalisme. Sans limite. Mais avec du sens. J’ai commencé à remplir un carnet, puis un deuxième, un troisième et encore quelques autres… sans savoir si cela allait aider ma femme ou bien l’emmener plus bas.

Elle y a totalement adhéré. Chaque nouveau carnet était pour elle une émotion, une surprise, une attente. Des dessins au trait noir, épuré, sans texte où le sein est devenu une obsession sous toutes ses formes, et qui finiront par devenir un livre, « Tout finira par rentrer dans le désordre » (éditions Le Monte en L’air – 2017).
A la suite de ces dessins, j’ai commencé à réaliser des sculptures, toujours dans un esprit surréaliste et j’ai créé un site : nomdunsein.

Malheureusement, fin 2017, ma femme a eu une récidive. D’autres dessins sont arrivés, dans un autre style, sous une autre forme : des petits personnages avec de la couleur et des textes, pour illustrer les phrases idiotes qu’on entend au sujet de la maladie. Une ironie et un humour noir se sont invités dans l’aventure. Autant y aller, autant se marrer, mordre et rester vivant.
Ma femme s’est prise au jeu et a participé au texte, à la relecture. Faute de trouver un éditeur, malgré des retours positifs mais « un sujet pas assez grand public », je me suis lancé dans l’autoédition pour publier « Joyeuse Dérive » (éditions Lulu.com – 2019).
Une nouvelle récidive est arrivée fin 2019, plus féroce encore. Je ne sais pas quel dessin y répondra mais modestement, l’art, « notre art », fait partie de cette aventure. Est-ce l’instinct de survie, une ironie douce-amère, un hymne à l’amour ou un tout en un artisanal pour dire que nous sommes, malgré tout, toujours vivants ?
https://nomdunsein.tumblr.com/
https://joyeusederive.tumblr.com/
https://livre.fnac.com/…/Jerome-Jacobs-Tout-finira-par-rent…

Christelle

Christelle

Photo de Christelle

Christelle

Date de publication du témoignage :

RDV avec Christelle (Roissy-en-Brie – 77). Elle mène des actions de sensibilisation et partage son histoire d’un cancer du sein à la trentaine dans un livre.

J’ai 35 ans et on m’a diagnostiqué un cancer du sein le 28 Janvier 2019.
Après examen, la tumeur était de type canalaire infiltrante et mesurait 3cm. Je ne vais pas vous raconter toute l’histoire de mon roman, qui est une autofiction, mais en changeant de lieu de suivi, on s’est aperçu que j’avais plusieurs tumeurs étendues sur 9cm et non pas 3 ! On m’a immédiatement fait une biopsie de 2 ganglions qui paraissaient anormaux. Ils étaient infectés.

Durant mes séances de chimio j’ai eu envie d’écrire ce que je ressentais : comment tout le protocole se déroulait, mon histoire d’amour, l’enfance, les sens qui se développaient et cette sensation de marcher sur une ligne parallèle à celle des personnes en bonne santé.

J’ai informé de mon état sur mon blog Facebook nommé « Carrément maman » et une chaîne de solidarité s’est mise en place : j’ai reçu des centaines de foulards, comme un petit peu de la force de chacun que je pouvais porter sur moi pour m’aider à me soigner.
Une mastectomie du sein droit et 25 séances de radiothérapie plus tard, j’ai écrit ce roman nommé « La peine avec sursis ». J’aimerais qu’il soit lu, par ceux qui en ont envie et aiment lire, par ceux qui, par curiosité, se demandent c’est quoi un cancer du sein à la trentaine ? Comment on s’en sort ? Que se passe-t-il dans nos têtes aussi à ce moment ?
Je suis originaire de Beaumont sur Oise mais j’ai déménagé à Roissy en Brie pour rejoindre celui que j’aimais. J’ai tout quitté. Famille, maison, emploi. À la date anniversaire du diagnostic de mon cancer, le 28 janvier 2020, il nous a mis dehors mes enfants et moi. Pourquoi ? Je suis dépressive à tendance suicidaire.
J’ai commandé des broches en forme de ruban roses. Chaque don en salon de dédicaces (1€, 2€) sera reversé à la Ligue contre le Cancer pour que la recherche avance.

Mon but, concrètement, est de sensibiliser et unir pour que les personnes qui déclarent un cancer restent dignes, avec le sourire, qu’elles ressentent du soutien et qu’elles sachent qu’elles ne sont pas seules.

https://www.facebook.com/christelle.boucquet.1
https://www.facebook.com/pg/christelleboucquetauteure/about/?ref=page_internal