Alexandra

Alexandra

Alexandra

Date de publication du témoignage :

RDV avec Alexandra (Haute Goulaine). Après son cancer du sein, elle a découvert la passion des voyages à vélo et ne s’arrête plus !

J’ai 35 ans. J’ai eu un cancer du sein il y a trois ans, avec les traitements suivants : chimiothérapie, mastectomie complète du sein droit, radiothérapie, herceptin. Je suis toujours sous hormonothérapie.
Durant ma chimiothérapie, j’ai fait le choix d’accueillir gratuitement à la maison, en couchsurfing, des voyageurs du monde. Cela m’a permis de continuer à voyager (passion que je nourris depuis 10 ans). C’est lors d’une de ces rencontres que le « virus » du vélo voyage m’a été transmis.
J’ai commencé par une courte distance : Nantes/ Tours, entre la chimio et la mastectomie. J’ai parcouru 250km à vélo, seule avec ma tête chauve.
Deux ans plus tard, comme le reste du monde, je fais face à une pandémie mondiale. Je profite de ce temps suspendu pour m’informer et lire une quantité incroyable de blogs sur le vélo voyage longue distance.
C’est ainsi que j’ai réalisé un tour de France, en 2020, seule en parcourant 5200km en trois mois. Une aventure formidable qui m’a fait prendre conscience que le cancer m’avait certes mise à terre deux ans auparavant, mais qu’il avait développé en moi une profonde rage de vivre l’instant présent.
En rentrant, j’ai été opérée deux fois dans le cadre de ma reconstruction mammaire, celle-ci n’est pas terminée. Il me reste encore trois voire quatre opérations mais l’appel de l’aventure et du voyage est plus fort que tout. C’est la raison pour laquelle je suis repartie le 9 juin 2021 pour un tour d’Europe, toujours à vélo et toujours seule.
« Toujours plus loin, toujours plus fort »
Je suis allée jusqu’à la mer Noire, puis je suis rentrée par la Grèce et l’Italie. Je suis rentrée chez moi, le 11 Novembre 2021 après 8450km parcourus.
J’avais mis en place une cagnotte en ligne dont j’ai versé 40% à l’association « Ma parenthèse » de Basse Goulaine. Ce voyage m’a permis de leur reverser 1000€.
J’ai toujours aimé voyager (Stage à Londres, PVT au Canada, Tour du monde en sac dos…)
Le voyagé à vélo, c’est la continuité de ma vie d’avant grâce au voyage, mais avec un pouvoir magique en plus… le vélo.
Le vélo voyage, c’est le bonheur de la découverte, le plaisir de la rencontre ; la liberté, cheveux au vent ; l’impression que le monde nous appartient ; que tout est possible !
C’est reprendre confiance en ses capacités physiques après une épreuve comme le cancer, c’est même s’en découvrir de nouvelles car je n’étais pas une grande sportive avant la maladie !
« Maintenant que l’incroyable est fait, passons à l’impossible ».
Vous l’avez compris ce mode de voyage est addictif, alors j’ai décidé de repartir encore une fois.
Cette fois, une destination réputée plus difficile sportivement (oui je suis une peu maso). En route pour le Nord, la Scandinavie et plus précisément le village du Père Noël !
Tous mes voyages ont eu pour but de booster ma confiance évidemment, mais aussi de communiquer et d’informer sur le cancer du sein, et surtout de passer un message d’espoir aux femmes atteintes de cancer : il y a une vie incroyable après la maladie !
https://www.facebook.com/Adventuresoftataalex
https://www.instagram.com/adventures_of_tata_alex/?hl=fr
https://studio.youtube.com/video/CFYYytSG-os/edit​

Solenn

Solenn

Solenn

Date de publication du témoignage :

RDV avec Solenn (Nantes). Atteinte d’un cancer du sein à 24 ans, elle veut plus que jamais profiter de chaque instant et casser le cliché selon lequel « on est trop jeunes pour un cancer ». ​

J’ai 24 ans. Il y a un an, je découvrais un tuto expliquant l’autopalpation. Pour la première fois de ma vie, et sans trop de conviction, je palpais mes seins. Comme tombé du ciel, c’est ce tuto qui m’a permis de sentir une boule dans mon sein à temps. S’en sont suivis divers examens, jusqu’au diagnostic : contrairement à ce que tout le monde voulait croire, cette boule n’était pas un kyste mais un cancer du sein. Par chance, je l’ai découvert tôt et j’ai “juste” eu une tumorectomie, de la radiothérapie, et maintenant cinq ans d’hormonothérapie.
Le cancer m’a fait réaliser que tout ce qu’on pensait acquis peut disparaître du jour au lendemain. Un an après, accepter cette réalité est parfois encore difficile. J’ai perdu un équilibre et je dois en trouver un nouveau. Contrairement à ce que j’imaginais, la phase la plus difficile mentalement se trouve lorsque la maladie est partie. Je dois réapprendre à aimer mon corps, qui m’en a fait bavé et qui a changé, accepter les cicatrices et douleurs qui me rappellent quotidiennement que ma vie a brutalement failli basculer. Je dois apprendre à vivre avec la culpabilité d’avoir fait stresser mon entourage. Je dois apprendre à étouffer ma peur de la récidive, et à gérer mon stress lorsque quelque chose vient me rappeler le cancer à un moment où je ne m’y attends pas. Je sais que j’y arriverai, tout comme je sais que ma bonne étoile est là pour me guider. Je garde en tête que ma santé va bien, et c’est vraiment ce qui compte le plus pour moi maintenant.
Ce cancer, en me montrant ce que je suis capable d’endurer physiquement comme mentalement, a réveillé mon goût du challenge. Je me suis rendue compte que je suis capable de faire des choses qui me paraissaient impossible, comme trouver deux emplois en pleine crise du Covid et quelques semaines après avoir été diagnostiquée de mon cancer. J’ai, aujourd’hui plus que jamais, envie de profiter de chaque instant intensément, me dépasser, aller au-delà de ce que je pense être mes limites. Peut-être qu’inconsciemment, je ne veux pas être réduite à cette maladie et je veux montrer ce dont je suis capable. Je suis aussi convaincue que, d‘une certaine façon, le cancer m’a permis de renforcer certaines facettes de ma personnalité.
En m’obligeant à me concentrer sur moi, et seulement moi, le cancer m’a permis de me redécouvrir et de reprendre confiance en moi. Je ne dirais pas que c’était un mal pour un bien, mais ce cancer m’a, sous certains aspects, été bénéfique.
Pour avancer vers ce nouvel équilibre, j’ai décidé de tourner cette « expérience » en une chose positive et utile, et de me tourner vers les autres pour aider comme j’ai pu être aidée.
Aujourd’hui, trop de retards de diagnostics ont encore lieu sur des jeunes femmes et entraînent des traitements lourds. Je témoigne et m’engage car je ne veux pas faire figure d’exception, je veux que ma chance devienne la norme. Je veux que les femmes, peu importe leur âge, aient accès aux mêmes soins, que chaque médecin réagisse comme le mien a réagi, c’est-à-dire sans perdre de temps.
Enfin, je veux casser ce cliché selon lequel on peut être “trop jeune pour un cancer”.
https://www.instagram.com/monptitcancer/

Sandrine

Sandrine

Sandrine

Date de publication du témoignage :

RDV avec Sandrine (Barbirey-sur-Ouche). Atteinte d’un cancer du rein métastasé, elle s’est lancé dans le croquinotes et publie des pages de sensibilisation.

Je suis mariée, j’ai 46 ans, et deux enfants.
Décembre 2020. Après 20 ans passés dans la même association, je viens de faire le grand saut vers un nouveau job ! Je viens de valider ma période d’essai.
Mais tout à coup, tout bascule : une masse de 10cm est découverte dans mon rein droit. L’engrenage médical se met en route et m’oblige à stopper net toute activité, à me centrer sur moi, et sur mes proches.
En un an, on m’a enlevé un rein, deux tiers de pancréas et la rate. Ça laisse des séquelles, qui s’ajoutent aux effets indésirables laissés par les mois de chimiothérapie… Actuellement, j’entame un programme de rééducation complet, dont j’attends beaucoup pour me refaire une santé !
« Mon » cancer est rare et agressif. Il est considéré comme une maladie chronique dès lors qu’il a métastasé… Lui et moi devons donc apprendre à cohabiter… « Mon » oncologue va faire partie de ma vie… à vie…
Le léïomyosarcome et moi avons les mêmes initiales : STM : Sarcome des Tissus Mous.
Coïncidence ? Aucune idée. Et, j’ai renoncé à chercher des explications…
Mais ce qui est sûr, c’est que c’est cela qui m’a poussé à m’initier au croquinote et à partager les planches inspirées de mon combat sur Instagram pour sensibiliser et partager avec celles et ceux qui vivent cette même aventure ! Cela me libère et me permet de belles rencontres!
Il me reste du chemin à parcourir. Jour après jour. Pas après pas. J’avance !
Tant que les bilans trimestriels ne m’annoncent pas de mauvaise nouvelle, c’est une bonne nouvelle !
https://www.instagram.com/stmsurinsta/?hl=fr
podcast.ausha.co/magali-roche…/nouvel-episode-du-10-12-18-36
https://www.instagram.com/p/CUx7Bs9pXGq/…

Alexandra

Alexandra

Alexandra

Date de publication du témoignage :

RDV avec Alexandra (Torcy). Porteuse d’une mutation génétique rare, elle est ambassadrice pour Geneticancer et a créé une page de partage de témoignages.​

Depuis janvier 2020, je suis en rémission d’un cancer du sein triple négatif. J’ai la grande particularité d’être porteuse d’une mutation génétique sur PTEN, encore moins connu et moins répandu que le BRCA. Si j’ai subi une ablation du sein droit à cause de la maladie, j’ai choisi une ablation préventive du sein gauche en février 2021.
Mon parcours a été à la fois simple et compliqué. Simple, car j’ai été très bien prise en charge dès le moment où j’ai été diagnostiquée. Compliqué, car quand on a un cancer du sein, on croise les doigts pour ne pas avoir un triple négatif et il n’est pas courant que ce soit dû à une mutation génétique, encore moins sur un gène inconnu.
J’aurais préféré gagner au loto. La présence de ma mère, mon mari, ma famille et mes amis fait que j’étais armée pour gagner ce combat.
Aujourd’hui, être ambassadrice de Geneticancer, avoir créé Allons y prévention, participer à de nombreux projets, c’est ce qui m’a permis de donner un peu de sens à la maladie. Maintenant que j’ai un peu de distance avec la maladie, je sais que je veux continuer à fédérer cette communauté, parce que nous avons beaucoup à apprendre les uns des autres.
Ces projets me rendent plus forte aujourd’hui, mais ce sont aussi ces petites choses du quotidien qui ont changé et participent à ma reconstruction. Un peu de sport, une nouvelle manière de prendre soin de moi et de l’apprécier contribuent à la nouvelle moi. Mon prochain challenge 2022-2023 c’est de terminer la reconstruction de ma poitrine. Mais ça va aller, j’en suis sûre !
https://www.instagram.com/allons_y_prevention/

Carole

Carole

Carole

Date de publication du témoignage :

RDV avec Carole (Vanves). Avec son cancer du sein, elle a appris à vivre dans le présent, sans regarder en arrière et toujours devant.

Lorsqu’on m’a informée que j’avais un cancer du sein après avoir senti une boule et fait tous les examens requis, je n’ai pas réalisé immédiatement.
Et puis, j’ai trouvé la force de ne pas me laisser aller et j’ai été très combattive ! Déterminée à vaincre cette maladie et à profiter de chaque moment que nous offre la vie.
J’ai enfin compris l’essentiel et je me suis débarrassée de toutes mes barrières. Je me suis assumée sans cheveux et sans fards. Et quelle délivrance !
Je reprends aujourd’hui le travail et je me sens extrêmement motivée car j’ai découvert une force incroyable en moi. La vie est belle !!! Merci à l’Institut Curie qui a été formidable, ainsi qu’à la Maison des Patients. Je recommande l’art thérapie.

Ne laissez pas le Covid vous faire oublier l’essentiel. Profitez de chaque instant et prenez soin de vous en respectant les gestes barrières, et ne reportez pas les examens que vous avez à faire car cela peut vous sauver la vie.

J’ai plein de projets et j’ai appris à vivre dans le présent, sans regarder en arrière et toujours devant.

https://www.linkedin.com/…/caroleanoufa_chers-coll%C3%A8gu…/
https://www.instagram.com/mdimaginaire/