Roseline

Date de publication du témoignage :

22 Oct. 2018

RDV avec Roseline (France) : Apprendre le piano, devenir entrepreneuse du web…. « J’ai 50 ans et je sais que tout est possible ! »

Juin 2014. Le diagnostic tourne en boucle dans ma tête. 46 ans. Cancer du sein. Je prends un mur en frontal à 500 km/H. C’est impossible me répète en boucle mon cerveau. Pas « à moi » ! Je rentre à la maison et m’autorise à pleurer toutes les larmes de mon corps. Ensuite je fais ce que je sais bien faire : je m’organise, planifie, anticipe. Le plus dur est l’annonce à mon conjoint puis à mon fils et mes beaux-fils, aux amis. Être forte mais honnête. Simplifier sans dramatiser. Avancer quoi ! Du jour au lendemain ma vie change du tout au tout. Je passe désormais mon temps d’une salle d’attente d’hôpital à une autre. Piqures, prélèvement, prise de sang, scanner, IRM, j’en passe et des meilleurs. Je me concentre sur les actions qui me donnent l’impression que je maitrise encore un peu ma vie. Le choix de la perruque par exemple ! Je m’eng***le avec la coiffeuse qui ne voulait pas me commander la rousse flamboyante ! Impossible d’y retourner pour m’y faire tondre ! Lorsque le jour « J » arrive, je m’enferme dans la salle de bain et je pleure en me rasant la tête. Dur. Dans mon corps qui n’a pas l’habitude des médicaments, la chimio est un rouleau compresseur. J’hyper-réagis aux traitements. Fatigue. Douleurs. C’est dur physiquement et psychologiquement. Mon entourage est au top : ni trop, ni trop peu. Je découvre mon conjoint sous un nouvel œil et ce que je vois me plait. Je fais des rencontres magiques lors des journées chimio. Des connaissances deviennent des amis durant cette période. Je prends soin de moi en dormant quand je suis fatiguée et en apprenant à jouer du piano lorsque c’est possible. Un rêve d’enfant ! Je prends le contrepied de cette saloperie pour faire ce qui est important à mes yeux. 
Au bout d’un an, tout est de nouveau à sa place. Je suis guérie. Sous surveillance mais guérie. Il faut que je reprenne le travail. Impossible d’accepter le mi-temps thérapeutique. Je refuse d’être encore considérée comme à moitié malade. Mon employeur accepte 1 année sans solde. Je monte ma micro-entreprise pour travailler à mon rythme à domicile. Je rencontre Luc GEIGER, concepteur la de la méthode NERTI. Grâce à lui, je découvre et me forme au marketing du web. J’aide les infopreneurs à se concentrer sur leurs valeurs ajoutées en gérant ce qu’ils souhaitent me déléguer : création de process, suivi de projets, management… Je travaille grâce aux bouches à oreilles depuis septembre 2015. depuis quelques mois je mets en place des actions pour me rendre visible sur le web.
J’ai démissionné en septembre 2017 de mon poste de chef de service éducatif pour continuer à développer mon entreprise. Impossible pour moi de redevenir salariée. Mon temps est précieux. Je veux le passer auprès de personnes passionnées, bienveillantes et ayant des valeurs et une éthique similaire comme les miennes. J’ai 50 ans et je sais que tout est encore possible !